Pause

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Je suis désolée de ne pas vous poster de suite en ce moment, mais j'ai vraiment énormément de boulot, et chaque moment de libre je le passe plutôt à la détente. Les examens de fin d'année approchent et je n'ai pas le droit à l'échec ... Alors je mets le blog en pause jusqu'au 1er juillet, date à laquelle tout sera enfin terminé. Et je vous promets d'ores-et-déjà une suite pour ce jour là.
Je vous embrasse tous, merci énormément de votre continuel soutien, ça me fait chaud au coeur.


Bisous et RDV le 1er juillet,
Célia.

Merci de votre soutien à tous. C'est promis le 1er vous aurez une suite alors soyez au rendez-vous ...
Je vous recommande scen-ario, histoire de patienter.

# Posté le lundi 12 mai 2008 05:51

Modifié le mardi 01 juillet 2008 13:48

Chapitre 28 : La colère et l'intolérance sont les ennemis de la compréhension (Partie II)

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Chapitre 28: La colère et l'intolérance sont les ennemis de la compréhension (Partie II)

Merci à tous d'avoir patienter, je sais que l'attente a été longue et sachez que j'en suis vraiment navrée ... Mais je n'avais pas une minute à moi alors encore moins une petite seconde pour ma fic. Voilà donc finalement la suite du chapitre 28 (qui a maintenant un titre !) et j'espère qu'il vous plaira.

* * *

Serrés l'un contre l'autre dans des draps de soie, Lola et Pedro se dévoraient du regard. De leur chambre, les deux jeunes gens avaient une vue imprenable, depuis la colline hollywoodienne, sur le tout Los Angeles et malgré l'heure tardive, la ville qui s'abattait sous leurs pieds semblait n'avoir jamais été aussi animée. La jolie brune affichait un sourire malheureux sur ses lèvres, tiraillée entre la joie de devenir bientôt la douce et tendre épouse d'un homme désormais voué au septième art, et la peine de ne pas savoir Silvia au rendez-vous pour cet instant si magique ...
En effet, Roberto avait téléphoné quelques instants plus tôt : « Oui, je serais là ... Non, je n'oublie pas les alliances ! Promis ... Euh, non ... Elle est un peu fatiguée en ce moment, elle ne se sent pas de faire le voyage ... Je sais ... A demain ! Je vous embrasse ».La conversation avait rapidement été expédiée : le jeune homme n'avait pas envie d'en dire davantage sur ses retrouvailles (catastrophiques) avec sa belle (qui ne l'était peut-être plus en fin de compte !) et Lola préférait ne pas entendre les excuses de Silvia, aussi convaincantes soient-elles. Si la jeune femme avait véritablement envie de passer la journée avec eux demain, jamais un coup de fatigue ou un rendez-vous important n'aurait pu se mettre en travers de son chemin.
La jolie brune essayait tant bien que mal de se sortir cette triste histoire de la tête, mais Silvia avait si longtemps été son amie qu'elle avait du mal à s'imaginer vivre, sans elle, le plus beau jour de sa vie ... Et pourtant, elle allait bien devoir s'y faire ...
- Tu sais, murmura Pedro. Si la présence de Silvia t'es vraiment très importante, ce que je comprends, on pourrait peut-être repoussé le mariage à la fin de l'année ou bien se marier à New York. Elle n'aurait aucune excuse pour refuser l'invitation cette fois.
- J'ai l'impression que Madrid et tout ce qu'elle y a vécu là-bas est désormais derrière elle, répondit-elle calmement. Elle a tiré un trait sur nous tous et elle ne tient pas à être présente à notre mariage. Je ne voudrais pas avoir l'air de la forcer ou de la supplier ...
Lola posa sa tête sur l'épaule de son fiancé et ferma les yeux un instant. Il l'embrassa sur les lèvres ...
- Lola, balbutia-t-il. Je voudrais tellement que demain soit le plus beau jour de ta vie ...
- Il le sera, avoua-t-elle finalement en souriant.
La jeune femme l'embrassa à son tour avant de lui souhaiter une bonne nuit et de poser une main sur son torse. Pedro déposa un baiser sur son front et caressa alors délicatement son épaule jusqu'à ce que Morphée ne l'accompagne au pays des rêves ...

* * *

Lorsque son réveil sonna vers les sept heures du matin, Roberto sortit en hâte de son lit tout en veillant à rester silencieux pour ne pas réveiller la maison toute entière. Le jeune homme passa d'abord par la salle de bain histoire d'ouvrir clairement les yeux sous une douche brûlante ... Même s'il venait tout juste de se lever, Roberto se sentait fatigué et il avait l'étrange sensation de ne pas avoir fermé l'½il de la nuit. Silvia avait occupé la plupart de ses pensées ces dernières heures, et il lui était impossible de distinguer ce de quoi il avait rêvé, et ce à quoi il avait véritablement songer.
La veille, il aurait été jusqu'à décrocher la lune pour reconquérir le c½ur de Silvia. Pourtant, ce matin, l'enthousiasme n'y était pas et peut-être s'était-il déjà résigné au fait que la jeune femme ne reviendrait jamais plus se blottir dans le creux de ses bras ... Mais Roberto savait pertinemment qu'il lui faudrait bien plus qu'une nuit pour l'oublier, si ce n'était pas toute la vie ...

Une fois sortit de la cabine de douche, le jeune madrilène attrapa une serviette de bain qu'il noua à sa taille avant de rejoindre la chambre à coucher. Il récupéra alors le costard qu'il portait déjà la veille, soigneusement plié sur le dos d'une chaise, et s'habilla rapidement. Roberto saisit ensuite son téléphone portable, son porte-feuille et les alliances des futurs mariés, ses seuls bagages qu'il avait posé sur la table de chevet avant d'aller se coucher hier soir. Enfin, posté devant le seul miroir de la pièce, il réajusta son col et fut alors confronter à son reflet l'espace d'une seconde à peine ... Tu fais pitié ... Les valises qui se dessinaient sous ses yeux gonflés éclipsaient totalement son ensemble à 5 000 dollars qu'il avait spécialement acheté pour le mariage de Pedro et Lola ... Bouge-toi ! Tu vas finir par être à la bourre ...
Roberto enfila finalement sa veste et gagna les escaliers qu'il descendit sur la pointe des pieds dans l'espoir de ne pas faire grincer le planché puis rejoignit le hall d'entrée où il laissa en évidence une petite note à l'attention de la première personne qui la trouverai. Après avoir jeté un dernier coup d'½il autour de lui, le jeune homme quitta la maison en laissant les clés de la porte d'entrée sous le paillasson comme le lui avait demandé Maria la veille.
En se retournant, il fut surpris d'apercevoir Silvia, assise dos à lui sur les marches du perron.
- Tu es déjà debout ? demanda-t-il l'air pinçant.
La jeune femme se leva timidement et Roberto pu alors apercevoir une petite valise à ses pieds.
- Je viens avec toi, répondit-elle en évitant de croiser son regard.
Le bel hispanique lui sourit alors ... Il ne fallait pas qu'il se réjouisse d'avance, mais même si Silvia faisait le déplacement pour être présente au mariage de sa meilleure amie, elle acceptait inconsciemment de faire le voyage avec lui ... Un petit pas pour elle, mais sans doute un grand pas pour leur histoire ...
- Lola va être heureuse de te voir, dit-il simplement, pour ne pas l'effrayer avec des grands mots comme ceux qu'il avait sur le c½ur ... Je t'aime ...
La jeune femme lui sourit alors avec hésitation, espérant ne pas s'être faite de Lola une ennemie avec son comportement, un peu égoïste, il fallait l'avouer, de ces derniers mois.
- J'avais l'intention de prendre le métro pour aller à l'aéroport, mais puisque tu viens, je vais appeler un taxi, balbutia-t-il en sortant son téléphone portable de sa poche.
- Je peux prendre le métro, s'offusqua-t-elle gentiment.
- Le taxi sera plus confortable, dit-il en faisant mine de s'agacer.
- Roberto ...
- Tu es sûre ? s'inquiéta-t-il.
Silvia hocha la tête et saisit sa valise avant de descendre les marches du perron. Le jeune homme, quant à lui, resta quelques secondes, figé, à observer la belle brune qui s'en allait d'un pas assuré puis rangea finalement son portable.
- Laisse-moi alors au moins porter ta valise, demanda Roberto en la rejoignant à grandes enjambées..
La jeune femme acquiesça après réflexion puis reprit doucement sa route, cette fois accompagnée, vers l'immense portail blanc encore fermé, mais qui n'allait pas tarder à s'ouvrir sur leur passage ...

* * *

Dans l'une des plus prestigieuses suites du Four Season, une jolie rousse émergea doucement d'une courte nuit de sommeil et ôta la lourde couverture qui pesait sur elle pour sortir de ce lit qui n'était pas le sien, mais dans lequel il lui était pourtant bien agréable de dormir.
- Qu'est-ce que tu fais, gémit douloureusement Samuel en se retournant.
- Rien, rien ... Rendors-toi ...
La jeune femme se rendit discrètement dans la salle de bain où elle laissa alors couler de l'eau chaude dans l'impressionnante baignoire de cette luxueuse chambre d'hôtel pendant qu'elle se débarrassait de sa chemise de nuit. Ingrid ajouta quelques gouttes de savon à l'eau après quoi elle aperçut une légère mousse se former. Elle entra finalement dans son bain et posa sa nuque sur le rebord en marbre avant de fermer les yeux, essayant de se replonger dans son rêve, presque déjà oublié ...

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# Posté le mardi 01 juillet 2008 04:04

Modifié le samedi 05 juillet 2008 18:05

Merci

Merci
Une suite ? Et non ...
Je voulais juste profiter d'un petit moment de répis pour remercier quelques personnes que je ne cite pas souvent ici pour la simple et bonne raison qu'ils n'ont aucun lien vers lequel retourner lorsqu'ils laissent leurs commentaires. Et je pense notamment à Catbou, qui n'hésite pas à laisser son avis sur chaque article et à Lebenjoin, un nouveau (une nouvelle !) dont j'apprécie les commentaires également.
Alors merci à vous deux et si vous avez des blogs, sites ou forums à me faire découvrir, j'en serais ravie.

Je voulais aussi remercier Marine qui fait toujours exploser le nombre de commentaires que je n'ai jamais le temps de rendre ...
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RDV Dimanche après-midi,
Célia.

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 13:15

Chapitre 28 : La colère et l'intolérance sont les ennemis de la compréhension (Partie III)

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Chapitre 28: La colère et l'intolérance sont les ennemis de la compréhension (Partie III)

- Quelle chaleur ! soupira Silvia en retirant sa main moite de la barre métallique à laquelle elle se tenait pour pouvoir retirer sa petite veste en laine.
- C'est toi qui a insisté pour qu'on prenne le métro ...
La jeune femme sourit à Roberto, comme si les deux amis étaient parvenus à retrouver leur complicité d'antan. Silvia essuya son front et attrapa à nouveau la barre métallique qui se dressait devant elle avant que le métro ne ralentisse brusquement à son arrivée dans une autre station.
Les portes s'ouvrirent, et un flux de touristes japonais s'entassa dans la rame, rapprochant les inconnus les uns des autres, et sentant s'intensifier cette mauvaise odeur mêlée de chaleur, d'humidité et de transpiration. Le bruit redoubla d'intensité, un signal annonça la fermeture automatique des portes imminente puis le métro repartit aussi vite qu'il était arrivé, balançant de part et d'autre son flot de passager ...
Roberto retenait Silvia au plus près de lui ... Il essayait de croiser son regard ... Elle évitait le sien ... Leurs corps à nouveau si proches l'un de l'autre mettait intérieurement la jeune femme dans tous ses états à la fois partagée par un profond sentiment de désir et un irréductible sentiment de colère.
- Au fait, on ne s'est pas dit bonjour ce matin, réalisa Roberto en embrassant la jeune femme sur la joue. Bonjour !
- Roberto, soupira-t-elle en tentant de prendre un peu de distance. C'est pas si simple ...
Elle le voyait, elle le sentait ... Roberto jouait avec elle au jeu de la séduction et elle n'y était intimement pas insensible ... Il y avait des mois qu'un homme n'avait pas posé son regard sur elle, des mois qu'une main habile n'avait pas parcouru son corps et il lui semblait qu'une éternité s'était écoulée depuis qu'elle avait sentit le c½ur de quelqu'un battre contre le sien ... Le c½ur de Roberto battre contre le sien ...
- Silvia, balbutia-t-il, gêné par un cadre si informel pour ce type de conversation. Je suis vraiment désolé, et crois-moi, si s'était à refaire, je ne referai pas l'erreur de partir.
- Mais tu es parti, déplora-t-elle en baissant les yeux.
Roberto soupira ... Tout pourrait être tellement plus simple ... Il aurait vraiment voulu ne jamais être partit, avoir agit en homme et ne pas avoir abandonné celle qu'il aimait à cause d'appréhensions que chaque futur papa doit ressentir à un moment ou à un autre ... Mais le jeune homme avait pris une mauvaise décision et il allait probablement s'en mordre les doigts jusqu'à la fin de sa vie.

Quelques stations de métro plus loin, Roberto et Silvia arrivèrent enfin à destination. Ils empruntèrent alors un long et étroit tunnel pour rejoindre le terminal des départs des vols intérieurs et se dirigèrent finalement vers l'un des comptoirs de la compagnie American Airlines, où quelques personnes attendaient déjà patiemment.
- Tu devrais aller t'asseoir, lui conseilla le jeune homme en la sentant fatiguée.
Silvia acquiesça et trouva une place assise à quelques mètres à peine, entre une vieille femme, l'air aigri et qui probablement paniquait à l'idée de prendre l'avion pour la première fois de sa vie, et un homme d'affaire, visiblement très stressé à l'idée d'arriver en retard au travail et qui scrutait sa montre à chaque seconde qui s'écoulait.

Une vingtaine de minutes plus tard, Roberto la rejoignit et lui tendit les billets et les passeports.
- L'avion décolle dans une petite heure, on devrait y aller.
Silvia se leva en souriant timidement et passa sa main dans son dos endolorit avant de suivre le jeune homme jusqu'à la salle d'embarquement.
- Tu vas bien ? s'inquiéta-t-il.
- Oui, Roberto, je vais bien, s'agaça-t-elle gentiment. Je suis enceinte, pas en sucre.

* * *
- Ingrid ?
- Je suis là ! répondit la jeune femme depuis la salle de bain.
Samuel s'y dirigea alors mais se heurta à une porte fermée à clé. La jolie rousse lui ouvrit.
- Désolée ...
- Pourquoi tu t'es enfermée ? s'enquit-il.
- Je ne sais pas, dit-elle en haussant les épaules.
Ingrid ajusta une dernière fois son maquillage et enfila un vieux t-shirt sur un jean clair.
- J'ai demandé au service d'étage qu'ils nous livrent le petit déjeuner dans la chambre ce matin, l'informa Samuel en l'embrassant dans le cou alors que la jeune femme, tournée vers le miroir, étalait un peu de fond de teint sur son visage.
- J'ai déjà déjeuné, répondit-elle sans prêter attention à ce câlin matinal.
Ingrid regagna alors la chambre à coucher et chercha désespérément une paire de chaussures parmi le désordre qui régnait dans la pièce.
- Tu n'aurais pas vu mes baskets ?
- Regarde sous le lit ! lui conseilla-t-il en se brossant les dents.
- C'est bon, je les ai ! Merci.
La jeune femme se hâta de les enfiler puis attrapa son sac à main.
- Tu sors ? demanda-t-il en réapparaissant dans la chambre.
- J'ai quelques courses à faire, lui dit-elle en restant évasive.
- Si tu me donnes deux minutes pour enfiler quelque chose, je peux t'accompagner ...
- Non, ne te presse pas ... Je serais de retour dans une heure.
Ingrid s'échappa finalement très rapidement, sans que le jeune homme n'eut le temps de répliquer, le laissant seul dans cette vaste chambre d'hôtel.

* * *

Maintenant à bord du vol 4 637 assurant la liaison New York – Los Angeles, Silvia et Roberto profitaient enfin d'un moment de calme et de repos en première classe. La jolie brune avait eut du mal à trouver une position confortable dans laquelle s'endormir et Roberto lui avait alors gentiment proposer son épaule en guise d'oreiller. Exténuée, Silvia avait gracieusement acceptée cette offre. Le jeune madrilène avait ainsi relevé l'accoudoir qui les séparait et avait posé sa tête contre son épaule.
Silvia semblait maintenant dormir paisiblement dans ses bras et Roberto l'observait avec émerveillement, comme si cet instant tenait du miracle ... Mais son regard restait surtout fixé sur le ventre largement arrondi qu'abordait la jeune femme ... Un ventre dont il avait récemment appris l'existence, mais avec lequel il n'avait pas encore fait connaissance ... Un ventre qui ne cessait de l'obnubiler ... Roberto y posa délicatement sa main, comme un enfant sachant que ce qu'il s'apprête à faire lui est interdit ... Silvia, surprise, et visiblement pas aussi endormie qu'elle ne le laissait paraître, se releva d'un bond.
- Je suis désolé, balbutia Roberto en mettant ses mains en l'air, tel un criminel pris en flagrant délit ... Je croyais que tu dormais.
La jeune femme fronça les sourcils.
- Je suis désolé, répéta-t-il. Rendors-toi.
Roberto détourna alors le regard, posant cette fois ses yeux sur l'image qu'il percevait à travers le hublot : des nuages voluptueux, un soleil chaleureux ... Tu es vraiment con ...
- C'est moi qui suis désolée, le rassura la jeune femme en attrapant sa main gauche qu'il avait maintenant rangé dans sa poche. Je ne suis pas habituée à ce que quelqu'un me touche le ventre.
Silvia posa alors la main du bel hispanique entre la sienne et son ventre. Pris au dépourvu, Roberto se redressa sur son siège et se mit à sourire bêtement, appréciant à sa juste valeur, cet instant magique qui lui était offert. Ensemble, ils parcoururent chacune des parcelles de ce ventre rebondi transformé pour l'occasion en objet de culte. La jeune femme posa finalement à nouveau sa tête sur l'épaule de Roberto et se laissa caresser ...
- Tu sais si c'est une fille ou un garçon ? demanda-t-il curieusement.
- C'est un garçon, répondit-elle en hochant la tête.
Roberto porta sa main vers le menton de la future maman qu'il releva doucement pour pouvoir plonger son regard dans le sien et admirer ses magnifiques yeux sombres qui étincelaient.
- J'aimerai t'embrasser, avoua-t-il sincèrement.
La jeune femme resta interdite, presque figée et perdue dans son regard ... Roberto se pencha et frôla d'abord ses lèvres avant de lui offrir un baiser épicé remplit d'amour et de désir qu'elle prolongea alors jusqu'à ce que son fidèle orgueil ne la rappelle à l'ordre ...
- C'est encore trop tôt, lui expliqua-t-elle en baissant les yeux.
- J'attendrais, lui susurra-t-il tendrement à l'oreille en entremêlant ses doigts aux siens. Je suis à tes côtés maintenant et je ne te quitterai plus ...

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Je vous posterai la suite dès que je l'aurai rédigée ... C'est à dire : je ne sais pas quand ! Encore une fois je vous remercie tous pour vos commentaires.

Bon début de semaine,
Célia.

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# Posté le samedi 05 juillet 2008 17:29

Modifié le samedi 05 juillet 2008 18:01

Suite !

Non de dieu ! Je n'avais pas réalisé que cela faisait plus d'un an que je n'avais pas écrit ... J'ai perdu la main, ça se sent ... Mais j'espère que cette suite vous fera plaisir ! Je suis vraiment désolée de cette si longue attente ...
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- Vos messages, Mr Arenales, se permit le réceptionniste de l'hôtel en tendant à son client les quelques notes qu'il avait pris pendant son absence.
Le jeune homme récupéra les clés de sa chambre et ces feuilles volantes portant le nom ainsi que l'adresse de l'établissement. Il n'y jeta cependant aucun coup d'½il et attrapa Silvia par la taille pour l'accompagner jusqu'à l'ascenceur. Ensemble, ils rejoignirent la suite du gouverneur dont Roberto bénéficiait pour son séjour à Los Angeles. Il passa alors la clé magnétique dans une serrure plus que sophistiquée et entrouvrit la porte. De ridicules gloussements leurs parvinrent rapidement depuis la salle de bain et une blonde aguicheuse apparue, seins nus, dans l'embrasure de la porte. Celle-ci sauta au cou de Roberto et en profita pour l'embrasser sauvagement sans même prêter attention à la jeune femme qui l'accompagnait.
- Tu m'as tellement manqué, exagéra-t-elle avec son accent nordique. Où est-ce que tu étais passé ?
Ce n'est que lorsque le beau brun la repoussa violemment que le mannequin polonais se rappela quelques unes des règles de savoir vivre qu'elle avait apprises étant plus jeune mais qu'elle avait soigneusement rangées au placard depuis qu'il lui suffisait de claquer des doigts pour obtenir tout ce qu'elle désirait. Alors que Silvia restait immobile face à cette scène pittoresque, la grande perche d'un mètre quatre-vingt ramassa puis enfila l'un de ses pulls qui trainait par terre.
- Anna, se présenta-t-elle en tendant sa main à la jeune femme qui lui faisait face. Roberto ne m'avait pas dit qu'il avait une s½ur.
Silvia ne bougea pas d'un poil et Roberto ne savait pas vraiment quoi lui dire.
- Ce n'est pas ma s½ur, balbutia-t-il.
Le mannequin s'étonna et Silvia tourna les talons.
- Attends, cria-t-il en la rattrapant.
- Où étais-tu ? demanda à nouveau la belle blonde sans rien y comprendre.
- Lâche-moi ! répondit sèchement l'ibérique qui voulait s'enfuir à nouveau.
Roberto coinça la porte de son pied gauche et empêcha la jeune femme de s'en aller.
- Tu peux nous laisser seuls quelques instants, s'enquit-il auprès de la créature de rêves avec qui il avait passé les trois dernières semaines.
La jolie blonde s'exécuta immédiatement, et sans un mot, alors que Silvia se débattait.

- Je crois que nous devrions parler sérieusement, proposa Roberto d'un ton calme.
- De quoi est-ce que tu veux parler au juste ? demanda-t-elle en s'énervant de plus belle. Tu t'es bien moqué de moi, Roberto ! J'espère au moins que tu t'es bien amusé ...
- Je ne me suis pas moqué de toi, Silvia, je te le jure ! Je t'aime, et tout ce que j'ai pu te dire était sincère.
- Laisse-moi partir, se brusqua-t-elle en tentant de mettre la main sur la poignée de la porte.
- Je n'ai aucun sentiment pour Anna, Silvia !

- Écoute-moi maintenant ! hurla-t-il, maintenant dominé par la colère.
Le jeune homme ne maîtrisait plus ses émotions ... Il avait perdu le contrôle et Silvia ne bougeait plus désormais. Elle ne l'avait jamais entendu s'adresser à elle sur ce ton, un ton qui l'effrayait ...
Roberto désigna l'immense lit qui trônait dans la pièce, et la belle espagnole compris qu'il lui demandait de s'asseoir. Cette dernière sortit alors doucement des griffes du lion qui venait de se réveiller et rejoignit le lit à reculons, préférant ne pas lui tourner le dos.
Une fois la jeune femme assise, Roberto fit les cents pas devant elle pendant de longues secondes. Il ne s'était toujours pas calmé, mais qu'importe ... Il devait parler ... Il devait lui dire ce qu'il avait sur le c½ur.
- Je t'aime, cracha-t-il. Je t'aime de tout mon c½ur. Mais tu agis comme une enfant de cinq ans ... Oui je suis parti, oui tu as le droit de m'en vouloir ... Mais bon sang ! Tu es partie toi aussi ... Tu m'as fait croire que tu avais mis un terme à ta grossesse ! Qu'est-ce que tu attendais de moi au juste ? Que je le devine ? J'avais besoin de réfléchir parce que j'étais moi aussi terrorisé à l'idée que cet enfant bouleverse notre vie tranquille qui me convenait parfaitement ... Et tu aurais du me comprendre ! Toi mieux que personne !
Silvia continuait de l'écoutait parler, prenant en pleine figure toutes ses douloureuses paroles que Roberto avait besoin d'exprimer. Une boule se logeait désormais dans sa gorge, et elle sentait les larmes lui monter aux yeux ... Il était beaucoup trop dur avec elle ... Mais quelque part, il avait raison ...
- Et tu pensais vraiment qu'après toi il n'y aurait plus personne ? Tu croyais que j'allais rester là à me morfondre comme toi tu le faisais ? continua-t-il sur un ton tout aussi déplaisant. Je savais pertinemment que je n'éprouverai plus jamais les sentiments que j'avais ressenti pour toi ... Mais merde ! Je suis un homme, Silvia ! J'ai des besoins physiques ! Alors est-ce que tu pourrais juste essayer de comprendre ne serait-ce que deux minutes ...
Roberto était toujours sur les nerfs, il ne parvenait pas à se calmer. Sa colère l'emportait ...
- Franchement, Sil ...
- S'il-te-plait, Roberto, l'interrompit-elle, la tête baissée.
La jeune femme ne se sentait plus très bien désormais ... Ses membres étaient douloureux et le bas de son ventre lui faisait terriblement mal. Elle ignorait si cette douleur était réelle ou si elle n'était que le fruit de son imagination. Qu'importe ... Elle comptait sur cette douleur pour mettre un terme à tout ce que lui disait Roberto ... Elle se sentait fatiguée et elle ne supportait plus tous ses reproches.
Roberto l'observa, inquiet, et terrifié à l'idée d'être allé trop loin. Il s'approcha rapidement d'elle et s'assit à ses côtés. Sa belle respirait bruyamment ...
- Je suis désolé, Silvia, se repentit-il avec une voix beaucoup plus douce cette fois-ci. Je n'aurai pas du ... Je ... Tu veux que j'appelle quelqu'un ?
- Non, ça va, avoua-t-elle en serrant les dents. Ça va passer ...
- Tu es sûre ? S'enquit-il mal à l'aise.
La jeune femme hocha la tête et osa finalement le regarder, pour la première fois depuis qu'ils se trouvaient seuls, tous les deux, dans cette pièce. Les yeux de Roberto étaient vitreux et embués, elle n'avait pas remarqué à quel point il avait été affecté par ces derniers mois. Elle n'avait pas vu que les larmes lui montaient aux yeux alors qu'il déversait sa colère en s'agitant de part et d'autres de la chambre d'hôtel. Silvia s'en voulait de s'être montrée si incompréhensive jusque là ... Certes il l'avait laissé seule au moment où elle avait le plus besoin de lui, mais elle ne s'était pas montrée tendre avec lui ... Elle aurait du lui laisser du temps, comme lui lui en avant laissé quand elle le lui avait demandé.
Honteuse, elle baissa à nouveau la tête ... Sa respiration repris son cours normal, ses membres s'apaisèrent et la douleur qu'elle ressentait dans le bas du ventre se calma ...
- Je suis désolée, dit-elle simplement. Pour tout ...
Que pouvait-elle dire d'autres ? Elle savait mieux que quiconque qu'il n'y avait rien à dire ... Que rien ne pouvait soulager une telle souffrance ... Excepté le temps ...
- N'y pense plus, l'en conjura-t-il tout en la serrant dans ses bras et en lui déposant un baiser sur le front. Nous avons tous les deux fait des erreurs, Silvia ... Pardonnons-nous les ...
La belle brune laissa échapper un sourire et colla sa tête contre le torse de Roberto ... Elle écouta battre son c½ur pendant de longues minutes jusqu'à ce qu'il ne porte son visage au sien et ne lui offre un savoureux baiser, remplit de toute la tendresse et de tout l'amour qu'il lui portait ...

# Posté le samedi 06 juin 2009 16:23