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www.decosblog.com--www.decosblog.com-www.decosblog.com-www.decosblog.comwww.decosblog.comChapitre 5 : Accident de Parcours (Partie I)
Dans la maison familiale des Jauregui, Roberto avait déjà élu domicile ... Il dormait chez Silvia depuis plus d'une petite semaine maintenant et il avait pensé qu'en emménageant chez elle, il la verrait un peu plus, mais lorsqu'il se réveillait, Silvia était déjà dans la salle de danse à retravailler, encore et toujours, les mêmes techniques qu'elle connaissait maintenant sur le bout des doigts ... Mais cela ne lui suffisait pas, il fallait encore qu'elle bosse dessus pour ne pas perdre tout ce qu'elle avait mis des années à acquérir et qu'il ne fallait pas qu'elle perde en l'espace de deux mois juste avant de rentrer au Conservatoire Royal de Madrid.
Un matin, Roberto se décida à contrarier les plans de sa belle : en effet, il en avait assez de la croiser seulement à l'heure du déjeuner lorsqu'elle venait dans la cuisine pour retirer juste une pomme du réfrigérateur avant de la dévorer en moins de deux et de retourner à sa préoccupation principale de ces derniers jours !
C'est alors que Roberto, après avoir tout de même laissé Silvia affiner son jeu de jambes, il alla la rejoindre dans la salle de danse ... Il la regarda quelques instants, le temps que la fin de la chanson sur laquelle elle dansait se termine ... Lorsqu'elle eut finit, Roberto applaudit pour montrer son enthousiasme mais Silvia avait été tellement concentrée sur ce qu'elle répétée qu'elle ne s'était pas rendue compte de sa présence ... Elle était vexée : elle savait bien pourquoi Roberto était là, mais elle n'avait pas de temps à lui consacrer ... Elle en était navrée ...
- Tu ne penses pas que tu devrais te reposer un peu ? s'inquiéta Roberto.
- Je n'ai pas le temps ! grogna Silvia en reprenant le dernier pas qu'elle venait de faire, ne le jugeant pas assez satisfaisant.
- Tu travaillerais mieux si tu t'accordais un peu plus de repos ! ajouta-t-il en pensant bien faire.
- Tu le fais exprès ? s'énerva-t-elle. Je t'ai déjà dit que je n'avais pas le temps de me reposer ni de faire autre chose d'ailleurs !
Bien sûr, Roberto aurait pu s'emporter et envoyer balader celle qu'il aimait, mais il opta pour une autre solution : il resta calme et tenta de raisonner Silvia qui, en primant la danse et sa future carrière, maltraitait son corps ...
- Si tu continues comme ça tu seras peut-être au top quand tu rentreras au Conservatoire, mais tu ne tiendras pas bien longtemps ! dit Roberto.
- Ecoute Roberto, ajouta Silvia dont les nerfs n'allaient pas tarder à lâcher. Ton domaine c'est le cinéma et le théâtre, pas la danse ... Tu ne t'y connais pas alors mieux vaut ne pas comme ci c'était ton point fort !
Même s'il s'était juré de ne pas s'énerver, la dernière phrase qu'avait prononcé Silvia lui hérissa le poil : s'en était trop ... Qu'elle soit sur les dents, il le comprenait mais qu'elle soit désagréable à ce point, il ne le supportait pas ... Il ne la laissa pas le congédier puisqu'il pris les devants :
- Ok ! J'ai compris ! Je me casse, lança-t-il furieux.
Silvia le regarda partir ... Elle savait bien que tout cela finirai comme ça :
- Je t'avais prévenu, reprit-elle bien énervée. Je dois être au point pour dans deux mois ! Tu m'excuseras mais je rentre dans l'un des Conservatoires le plus prestigieux du monde, j'ai pas le temps de me bécoter avec toi sur un banc public toute la journée !
Roberto ne prit même pas la peine d'entendre la fin de ce Silvia avait à lui dire, il claqua rageusement la porte avant de regagner son logement « officiel », celui qu'il partageait désormais avec Lola et Nacho.
Silvia, quant à elle, n'essaya pas de le retenir : elle avait beaucoup trop de travail pour se permettre de perdre inutilement du temps ... Mais s'excuser de son comportement envers Roberto était-ce vraiment une perte de temps ?
Elle était consciente d'avoir été odieuse et d'avoir joué les jeunes filles capricieuses, mais elle avait voulu faire comprendre à son homme que bientôt elle n'aurait plus une minute à lui accorder tellement ce qu'elle allait faire l'année prochaine occuperait tout son temps ...
En attendant de réfléchir un peu plus sur la façon dont elle avait agit, Silvia remit la cinquième de Beethoven et se laissa porter au rythme de la musique !
De son côté, Pedro émergea d'une courte nuit de sommeil : il avait fait la fête quasiment toute la nuit dernière ... Depuis près d'une semaine, le jeune homme se rendait à toutes les soirées « très branchées » de la capitale du cinéma pour voir s'il ne rencontrerai pas à nouveau la charmante personne qui occupait totalement son esprit ... En effet, il n'arrivait pas à la chasser de sa tête, et il ne pouvait s'empêcher de se demander si la jeune femme qu'il avait vu n'était rien d'autre qu'une hallucination du à une trop importante dose d'alcool dans le sang ... Plus les nuits de folies à faire la « bringue » passaient, plus Pedro désespérait de revoir un jour cette personne ...
Mais il devait se changer les idées : cette histoire l'obnubilait tellement qu'il avait du mal à trouver le sommeil ! Il se décida alors, après une semaine sans nouvelles, à appeler Lola ... Il se souvint qu'elle lui avait téléphoné la semaine précédente, le soir même où il avait cru voir cette mystérieuse jeune femme, il avait tellement été troublé de ne pas l'avoir retrouvée après qu'il avait quasiment envoyé promener son amie de l'école Carmen Arranz : il s'en voulait mais il n'allait pas tarder à réparer cette erreur ! Il tira son portable de sa poche, chercha le nom de « Lola » dans le répertoire puis enfonça la touche « appeler » avant de porter le téléphone à son oreille ... Il y eut quelques interminables bruits de sonneries pendant lesquelles Pedro se demanda si c'était la bonne heure pour appeler où s'il n'allait pas la déranger mais la tension se relâcha lorsque quelqu'un finit enfin par décrocher !
- Allô, répondit une voix typiquement masculine
- Nacho ? demanda Pedro.
- Tu ne me reconnais même pas l'asticot ? dit Roberto vexé que son ami ne l'ai pas identifié.
- Roberto ! s'enjoua alors l'acteur hollywoodien qui avait eu peur de déranger Lola et Nacho en plein câlin.
- Je préfère ça, ajouta-t-il un peu détaché de la conversation.
- Ca n'a pas l'air d'aller, dit-moi ?
- Oh, rien de très intéressant : c'est toujours la même histoire entre Silvia et moi !
- Elle ne veut toujours pas de toi ? s'interrogea Pedro.
- C'est compliqué, désespéra son interlocuteur. Elle a été admise au Conservatoire Royal de Madrid et elle n'a pas une minute pour moi !
- Tu rigoles ?
- Même pas ...
- Ne t'en fait pas, laisse lui un peu le temps de s'organiser ! C'est pas rien ce Conservatoire de Madrid, tu sais ?
- Mais bien sûr que je le sais, s'énerva Roberto. Je ne lui demande pas grand chose : juste quelques heures par jour c'est quand même pas la mort !
- Ca ne va servir à rien de t'énerver comme ça, répondit Pedro assez posément. Laisse-la prendre son temps ...
Roberto se calma et prit un air plutôt nostalgique :
- Je ne sais pas si un jour on arrivera, tous les deux, à faire face ? On trouve toujours le moyen de se disputer pour des broutilles !
- Vous n'avez pas les mêmes centres d'intérêts ! C'est normal que ça clache à un moment où à un autre : pour toi, le Conservatoire c'est pas important, mais pour elle, c'est toute sa vie ...
- Mais je le sais ça ! ajouta violemment Roberto qui ne voulait pas passer pour un égoïste.
- C'est comme si on te proposais un gros contrat au cinéma et que Silvia te demande de rester avec elle plutôt que d'aller tourner ce film !
- T'exagères là, vieux !
- Mets-toi un peu à sa place, Roberto !
- Ouais, acquiesça le jeune hispanique peu convaincu par ce que lui disait son ami.
- Réfléchis-y ...
- Au fait, tu voulais parler à Lola ? demanda Roberto réalisant qu'il conversait avec son ami depuis le portable de Lola.
- Euh ... Oui, mais si elle est occupée, c'est pas grave je rappellerai plus tard !
Roberto n'attendit pas la fin de ce que Pedro avait à lui dire pour crier : « Lola ... Pedro au téléphone ! »
Il ne fallut pas moins de quelques secondes pour que la jeune femme déboule dans le salon, arrachant le téléphone des mains de son colocataire.
- Pedro ! s'enthousiasma Lola.
- C'est moi, répondit-il, gêné.
- Tu vas bien ?
- Un peu fatigué, mais ça va !
- Tant mieux, lui dit la jeune femme.
- Je n'ai pas pu t'appeler plus tôt, je suis désolé !
- C'est pas grave ne t'en fait pas ...
- Tu voulais quelque chose ? demanda le jeune homme, se souvenant que son interlocutrice l'avait, la dernière fois, appelé à une heure tardive.
- C'est à dire que ... J'avais envie de te voir, confia la belle brune.
- Malheureusement, on est pas en avance sur le tournage du film, je vais pas pouvoir venir à Madrid de si tôt !
- Oui, justement, j'avais pensé que peut-être j'aurai pu venir te rendre visite là-bas, à Los Angeles.
Pedro suspecta l'étrange attitude de son amie ... Que lui voulait-elle ? Elle n'était pas du genre à gaspiller son argent pour un billet d'avion simplement pour rendre visite à quelqu'un : elle avait quelque chose derrière la tête, et il ne savait quoi ... Cependant, il était bien décidé à le savoir ...
- Si tu veux ! s'enjoua alors Pedro.
- Merci c'est gentil !
La jeune femme lui promit de le rappeler d'ici peu, à une heure décente cette fois-ci, pour l'informer de son arrivée sur le sol américain juste avant de raccrocher ... Lola était folle de joie : elle allait enfin pouvoir dire tout ce qu'elle avait sur le c½ur à celui qu'elle n'avait jamais cessé d'aimer depuis le premier joue où elle l'avait rencontré ... En attendant, elle devait trouver rapidement un vol pour la capitale du monde cinématographique, c'est alors qu'elle enfila une petite veste et qu'elle se rendit dans l'agence de voyage la plus proche ...
Roberto fut surpris de cette si soudaine humeur rayonnante, il ne pu s'empêcher de se poser des questions :
- Qu'est-ce qu'elle a ? demanda-t-il à Nacho
- Oh je t'expliquerai plus tard, lui répondit le jeune homme en proie à sa série télévisée favorite.
Un matin, Roberto se décida à contrarier les plans de sa belle : en effet, il en avait assez de la croiser seulement à l'heure du déjeuner lorsqu'elle venait dans la cuisine pour retirer juste une pomme du réfrigérateur avant de la dévorer en moins de deux et de retourner à sa préoccupation principale de ces derniers jours !
C'est alors que Roberto, après avoir tout de même laissé Silvia affiner son jeu de jambes, il alla la rejoindre dans la salle de danse ... Il la regarda quelques instants, le temps que la fin de la chanson sur laquelle elle dansait se termine ... Lorsqu'elle eut finit, Roberto applaudit pour montrer son enthousiasme mais Silvia avait été tellement concentrée sur ce qu'elle répétée qu'elle ne s'était pas rendue compte de sa présence ... Elle était vexée : elle savait bien pourquoi Roberto était là, mais elle n'avait pas de temps à lui consacrer ... Elle en était navrée ...
- Tu ne penses pas que tu devrais te reposer un peu ? s'inquiéta Roberto.
- Je n'ai pas le temps ! grogna Silvia en reprenant le dernier pas qu'elle venait de faire, ne le jugeant pas assez satisfaisant.
- Tu travaillerais mieux si tu t'accordais un peu plus de repos ! ajouta-t-il en pensant bien faire.
- Tu le fais exprès ? s'énerva-t-elle. Je t'ai déjà dit que je n'avais pas le temps de me reposer ni de faire autre chose d'ailleurs !
Bien sûr, Roberto aurait pu s'emporter et envoyer balader celle qu'il aimait, mais il opta pour une autre solution : il resta calme et tenta de raisonner Silvia qui, en primant la danse et sa future carrière, maltraitait son corps ...
- Si tu continues comme ça tu seras peut-être au top quand tu rentreras au Conservatoire, mais tu ne tiendras pas bien longtemps ! dit Roberto.
- Ecoute Roberto, ajouta Silvia dont les nerfs n'allaient pas tarder à lâcher. Ton domaine c'est le cinéma et le théâtre, pas la danse ... Tu ne t'y connais pas alors mieux vaut ne pas comme ci c'était ton point fort !
Même s'il s'était juré de ne pas s'énerver, la dernière phrase qu'avait prononcé Silvia lui hérissa le poil : s'en était trop ... Qu'elle soit sur les dents, il le comprenait mais qu'elle soit désagréable à ce point, il ne le supportait pas ... Il ne la laissa pas le congédier puisqu'il pris les devants :
- Ok ! J'ai compris ! Je me casse, lança-t-il furieux.
Silvia le regarda partir ... Elle savait bien que tout cela finirai comme ça :
- Je t'avais prévenu, reprit-elle bien énervée. Je dois être au point pour dans deux mois ! Tu m'excuseras mais je rentre dans l'un des Conservatoires le plus prestigieux du monde, j'ai pas le temps de me bécoter avec toi sur un banc public toute la journée !
Roberto ne prit même pas la peine d'entendre la fin de ce Silvia avait à lui dire, il claqua rageusement la porte avant de regagner son logement « officiel », celui qu'il partageait désormais avec Lola et Nacho.
Silvia, quant à elle, n'essaya pas de le retenir : elle avait beaucoup trop de travail pour se permettre de perdre inutilement du temps ... Mais s'excuser de son comportement envers Roberto était-ce vraiment une perte de temps ?
Elle était consciente d'avoir été odieuse et d'avoir joué les jeunes filles capricieuses, mais elle avait voulu faire comprendre à son homme que bientôt elle n'aurait plus une minute à lui accorder tellement ce qu'elle allait faire l'année prochaine occuperait tout son temps ...
En attendant de réfléchir un peu plus sur la façon dont elle avait agit, Silvia remit la cinquième de Beethoven et se laissa porter au rythme de la musique !
De son côté, Pedro émergea d'une courte nuit de sommeil : il avait fait la fête quasiment toute la nuit dernière ... Depuis près d'une semaine, le jeune homme se rendait à toutes les soirées « très branchées » de la capitale du cinéma pour voir s'il ne rencontrerai pas à nouveau la charmante personne qui occupait totalement son esprit ... En effet, il n'arrivait pas à la chasser de sa tête, et il ne pouvait s'empêcher de se demander si la jeune femme qu'il avait vu n'était rien d'autre qu'une hallucination du à une trop importante dose d'alcool dans le sang ... Plus les nuits de folies à faire la « bringue » passaient, plus Pedro désespérait de revoir un jour cette personne ...
Mais il devait se changer les idées : cette histoire l'obnubilait tellement qu'il avait du mal à trouver le sommeil ! Il se décida alors, après une semaine sans nouvelles, à appeler Lola ... Il se souvint qu'elle lui avait téléphoné la semaine précédente, le soir même où il avait cru voir cette mystérieuse jeune femme, il avait tellement été troublé de ne pas l'avoir retrouvée après qu'il avait quasiment envoyé promener son amie de l'école Carmen Arranz : il s'en voulait mais il n'allait pas tarder à réparer cette erreur ! Il tira son portable de sa poche, chercha le nom de « Lola » dans le répertoire puis enfonça la touche « appeler » avant de porter le téléphone à son oreille ... Il y eut quelques interminables bruits de sonneries pendant lesquelles Pedro se demanda si c'était la bonne heure pour appeler où s'il n'allait pas la déranger mais la tension se relâcha lorsque quelqu'un finit enfin par décrocher !
- Allô, répondit une voix typiquement masculine
- Nacho ? demanda Pedro.
- Tu ne me reconnais même pas l'asticot ? dit Roberto vexé que son ami ne l'ai pas identifié.
- Roberto ! s'enjoua alors l'acteur hollywoodien qui avait eu peur de déranger Lola et Nacho en plein câlin.
- Je préfère ça, ajouta-t-il un peu détaché de la conversation.
- Ca n'a pas l'air d'aller, dit-moi ?
- Oh, rien de très intéressant : c'est toujours la même histoire entre Silvia et moi !
- Elle ne veut toujours pas de toi ? s'interrogea Pedro.
- C'est compliqué, désespéra son interlocuteur. Elle a été admise au Conservatoire Royal de Madrid et elle n'a pas une minute pour moi !
- Tu rigoles ?
- Même pas ...
- Ne t'en fait pas, laisse lui un peu le temps de s'organiser ! C'est pas rien ce Conservatoire de Madrid, tu sais ?
- Mais bien sûr que je le sais, s'énerva Roberto. Je ne lui demande pas grand chose : juste quelques heures par jour c'est quand même pas la mort !
- Ca ne va servir à rien de t'énerver comme ça, répondit Pedro assez posément. Laisse-la prendre son temps ...
Roberto se calma et prit un air plutôt nostalgique :
- Je ne sais pas si un jour on arrivera, tous les deux, à faire face ? On trouve toujours le moyen de se disputer pour des broutilles !
- Vous n'avez pas les mêmes centres d'intérêts ! C'est normal que ça clache à un moment où à un autre : pour toi, le Conservatoire c'est pas important, mais pour elle, c'est toute sa vie ...
- Mais je le sais ça ! ajouta violemment Roberto qui ne voulait pas passer pour un égoïste.
- C'est comme si on te proposais un gros contrat au cinéma et que Silvia te demande de rester avec elle plutôt que d'aller tourner ce film !
- T'exagères là, vieux !
- Mets-toi un peu à sa place, Roberto !
- Ouais, acquiesça le jeune hispanique peu convaincu par ce que lui disait son ami.
- Réfléchis-y ...
- Au fait, tu voulais parler à Lola ? demanda Roberto réalisant qu'il conversait avec son ami depuis le portable de Lola.
- Euh ... Oui, mais si elle est occupée, c'est pas grave je rappellerai plus tard !
Roberto n'attendit pas la fin de ce que Pedro avait à lui dire pour crier : « Lola ... Pedro au téléphone ! »
Il ne fallut pas moins de quelques secondes pour que la jeune femme déboule dans le salon, arrachant le téléphone des mains de son colocataire.
- Pedro ! s'enthousiasma Lola.
- C'est moi, répondit-il, gêné.
- Tu vas bien ?
- Un peu fatigué, mais ça va !
- Tant mieux, lui dit la jeune femme.
- Je n'ai pas pu t'appeler plus tôt, je suis désolé !
- C'est pas grave ne t'en fait pas ...
- Tu voulais quelque chose ? demanda le jeune homme, se souvenant que son interlocutrice l'avait, la dernière fois, appelé à une heure tardive.
- C'est à dire que ... J'avais envie de te voir, confia la belle brune.
- Malheureusement, on est pas en avance sur le tournage du film, je vais pas pouvoir venir à Madrid de si tôt !
- Oui, justement, j'avais pensé que peut-être j'aurai pu venir te rendre visite là-bas, à Los Angeles.
Pedro suspecta l'étrange attitude de son amie ... Que lui voulait-elle ? Elle n'était pas du genre à gaspiller son argent pour un billet d'avion simplement pour rendre visite à quelqu'un : elle avait quelque chose derrière la tête, et il ne savait quoi ... Cependant, il était bien décidé à le savoir ...
- Si tu veux ! s'enjoua alors Pedro.
- Merci c'est gentil !
La jeune femme lui promit de le rappeler d'ici peu, à une heure décente cette fois-ci, pour l'informer de son arrivée sur le sol américain juste avant de raccrocher ... Lola était folle de joie : elle allait enfin pouvoir dire tout ce qu'elle avait sur le c½ur à celui qu'elle n'avait jamais cessé d'aimer depuis le premier joue où elle l'avait rencontré ... En attendant, elle devait trouver rapidement un vol pour la capitale du monde cinématographique, c'est alors qu'elle enfila une petite veste et qu'elle se rendit dans l'agence de voyage la plus proche ...
Roberto fut surpris de cette si soudaine humeur rayonnante, il ne pu s'empêcher de se poser des questions :
- Qu'est-ce qu'elle a ? demanda-t-il à Nacho
- Oh je t'expliquerai plus tard, lui répondit le jeune homme en proie à sa série télévisée favorite.
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