« Retour au blog de upa-fanfic

Chapitre 1 : Adieux (Partie II)

__________________________________
_________________________________++++++++++++++++++++llllllllllllllllllllll
________________________________++++++++++++++++_++++llllllllllllllllllllll
_______________________________+++++++++++++++++__+++lllllllllllllllllllllllllllllllll
________________________________+++++++++++++++++_+++lllllllllllllllllllllllllllllllll
_____________________________++++++++++++lllll___+++++++++++llllllllllllllllllllll
____________________________++++++++++++lllll____+++++++++++llllllllllllllllllllll

www.decosblog.com--www.decosblog.com-www.decosblog.com-www.decosblog.comwww.decosblog.com
___________________________________________________________________
____llll____llll____llll____llll____llll____llll____llll____llll____llll____llll____llll____
www.decosblog.com--www.decosblog.com-www.decosblog.com-www.decosblog.comwww.decosblog.com
Chapitre 1 : Adieux (Partie II)

Roberto la trouva dans le parc en train de sentir le parfum d'une rose, il resta un instant à l'écart pour l'observer : celle-ci souriait et esquissait quelques pas de danse en même temps qu'elle fredonnait son air préféré ... Elle lui paraissait si paisible qu'il ne pouvait s'empêcher de croire que dans ces circonstances, quelque chose n'allait pas.
Elle semblait si loin qu'il s'approcha d'elle doucement pour ne pas l'effrayer ...
- Tu vas bien ? la questionna Roberto timidement.
- Oui, lui répondit-elle en élargissant le sourire qu'elle avait déjà aux lèvres.
- Ca à l'air de plutôt bien aller vu les circonstances !
- Je vais pas me mettre à pleurer sous prétexte que les autres devraient me voir triste, lui dit Silvia qui était maintenant sur la défensive.
- C'était simplement un constat, ajouta-t-il en espérant calmer le jeu.
- Si tu le dis ...
- Je me disais que se serait bien de se changer les idées. Ca te tente d'aller boire un verre ?
- Tous les deux ?
- Et bien, dit-il. Je l'ai proposé à Lola et Nacho mais ils n'avaient pas vraiment la tête à ça !
- Tu ne crois pas que Marta va mal le prendre ?
- Je ne suis pas obligé de lui dire, répondit-il. Et même si je lui disais, je vois pas pourquoi elle le prendrai mal puisque c'est simplement un pot entre amis ...
- Bon, puisque apparemment il n'y a aucune ambiguïté derrière, j'accepte ! ajouta-t-elle avant de sortir du parc.
Elle avait accepté car cela lui ferait sûrement du bien d'oublier l'espace d'une soirée tout ce qui se tramait en ce moment dans sa vie ... Et puis Roberto s'était toujours montré attentif avec elle, ce qui la rassurait c'était de savoir que ce n'était pas par simple pitié qu'il lui proposait de se changer les idées mais par amitié, qui avait d'ailleurs tendance à s'effacer depuis quelques temps ...
Ils retournèrent tous les deux sur le parvis de l'église : il n'y avait plus grand monde désormais ... Il restait simplement sa tante, quelques proches amis du défunt et la voiture dans laquelle attendait le cercueil qui devait être mis en terre d'ici peu.
- On y va ? demanda Alicia à sa nièce en s'approchant d'elle.
- Où ça ? s'interrogea Roberto.
- Au cimetière, répondit Silvia d'une voix monotone. On a qu'à se donner rendez-vous quelque part tout à l'heure !
- Si tu veux, dit Roberto, perdu. Mais je peux aussi t'accompagner si tu veux, enfin si tu en as besoin ...
- Je ne veux pas te faire perdre ton temps, ajouta Silvia en souriant.
- J'estime que ce n'est pas une perte de temps une amie qui a besoin de soutient !
- Tu n'as qu'à venir alors, renchérit Silvia avant de suivre sa tante qui lui lançait un regard noir.
L'enterrement avait été réservé aux plus intimes de son père et Alicia avait du mal à accepter que sa nièce face venir un de ses amis, mais elle n'avait pas la force de se battre : elle venait de perdre un frère et elle se trouvait à la rue désormais. Elle ne voulait donc pas perdre la seule famille qui lui restait pour des histoires de ce genre. Elle se contenta donc de se taire et de s'en aller seule jusqu'au cimetière en voiture puisque Roberto accompagnait Silvia avec la sienne ...

Lola, maintenant rentrée chez elle avec Nacho, était partie prendre un bon bain chaud pour oublier cette dure journée qui n'avait fait que remuer des souvenirs qu'elle avait toujours préféré oublier ... Lorsqu'elle fermait les yeux, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir en tête les images de l'enterrement de sa mère : elle lui manquait tant ... Si seulement elle pouvait encore être là et lui déposer sur le front, un baiser au doux parfum de jasmin, cela lui permettrai d'oublier tout ce qu'il la tracassait ...
Alors qu'elle s'était replongée dans son enfance puisqu'elle s'amusait à faire des bulles de savon, Nacho entra dans la salle de bain, le portable de son amie à la main.
- C'est Ingrid, dit-il doucement.
- Passe la moi, répondit Lola qui retrouva ainsi son sourire.
Elle prit son portable des mains de Nacho en lui faisant signe de sortir de la pièce.
- Coucou ma Lola, s'enthousiasma Ingrid.
- Salut, répondit Lola sur un ton plutôt maussade.
- Je suis avec Pedro, ajouta la rousse. On s'est retrouvé à une soirée et comme on t'avait pas eu au téléphone depuis longtemps on s'est dit qu'on allait t'appeler !
- Salut Lola, s'enjoua alors Pedro.
- Salut, lui répondit Lola sur la même intonation qu'au début.
- Ca à pas l'air d'aller fort ma belle, ajouta Ingrid.
- C'est que c'est pas vraiment facile en ce moment et ...
Lola ne put contenir ses pleurs plus longtemps, elle fondit en larmes à des milliers de kilomètres de sa meilleure amie ...
- Qu'est-ce qui se passe ? s'inquiéta Pedro.
- C'est le père de Silvia, dit Lola en se ressaisissant. Il est mort et aujourd'hui, on l'a enterré !
- Ah merde, s'exclama Ingrid. Comment elle va ?
- Elle est bizarre ! répondit Lola. Elle fait comme si tout allait bien ...
- Tu veux bien me la passer ? demanda Ingrid. Je te reprends après ma belle !
- Elle a déménagé, dit Lola. Elle a hérité de la maison familiale et elle a viré Alicia pour s'y installer !
- Elle est toute seule là ? s'inquiéta à nouveau Pedro.
- Non, répondit Lola. Apparemment, Roberto est resté avec elle !
Ingrid continua à prendre des nouvelles de ses amis : il semblait qu'à Madrid, tout n'allait pas pour le mieux ... Mais elle savait que tout le monde reprendrait le dessus d'ici peu, du moins, elle l'espérai ... Après avoir réconforté du mieux qu'elle pouvait Lola, elle raccrocha en regardant tristement Pedro. Tous deux étaient chagrinés de ne pas être plus proches de ceux qui avaient besoin d'eux plus que jamais ... Mais il fallait se résigner : eux à Hollywood et les autres à Madrid, ils ne pouvaient rien faire de plus que passer des coups de téléphone pour savoir comment tourner le monde là-bas ...

Silvia fixait désormais le cercueil de son père qui s'enfonçait vertigineusement dans la terre ... Tout le monde était plongé dans un profond silence que personne n'osait brisé. Cependant quelqu'un s'y risqua, le prêtre : il commença par lire un passage de la Bible, un qui résumait bien les épreuves que chaque homme, dans sa vie, est amené à affronter puis il se laissa porter vers un sermon, un peu plus personnel, qui, malgré son statut d'homme de foi, montrait son attachement à un homme en particulier ... Il fit un signe de croix, et termina cette modeste cérémonie en jetant quelques poignées de terre dans le trou où reposait désormais le cercueil du grand chef d'orchestre. Et c'est, chacun à leur tour, que les gens présents prononcèrent quelques mots avant de déposer, eux aussi, un petit paquet de terre dans la cavité qui se présentait à eux : certains ne purent se contenir et éclatèrent en sanglots, comme le fit Alicia, d'autres, comme Silvia, restèrent de marbre ...
Roberto regarda celle qui autrefois occupait sans arrêt ses pensées : il avait jusqu'à là réussit à la chasser, mais à cet instant précis, il su qu'il n'y arriverai plus jamais maintenant ... Il l'observait et épiait ses moindres faits et gestes qui pour l'heure se faisaient rares : en effet, Silvia ne bougeait pas, elle restait stoïque face aux insoutenables pleurs de ceux qui l'entouraient. Roberto se demanda ce que qui pouvait bien traversé l'esprit de son amie à cet instant précis : comment pouvait-on rester aussi passif devant cet abominable spectacle qui se jouait devant eux ? Même lui qui était l'archétype du parfait macho ne put s'empêcher de verser une larme ... Il continuait de la regarder, encore et toujours : si Silvia cachait ce qu'elle ressentait, alors il ne comprenait pas pourquoi elle était si mauvaise en théâtre parce que masquer à tel point ses émotions n'était digne que du plus grand des acteurs ...

A Hollywood, la soirée battait son plein : malgré les mauvaises nouvelles qui venaient de Madrid, Pedro et Ingrid, ne pouvant faire plus pour leurs amis, ils s'amusaient alors comme il le pouvait.
- Alors comment se passe le tournage de ton film ? demanda Pedro.
- Ca va ... J'ai quand même hâte que tout se termine pour que je puisse rentrer à Madrid, répondit Ingrid.
- Tu ne comptes pas rester ici à la fin du tournage ?
- Non, je ne pense pas : ça aura été une formidable expérience mais je crois que ce n'est pas vraiment ce que je veux faire de ma vie ! dit-elle
- Ah oui ? Et qu'est-ce que tu veux en faire ? l'interrogea-t-il en souriant.
- Déjà être auprès de mes amis quand ils en ont besoin ... J'ai l'impression que je ne devrais pas être là en ce moment !
- Oui mais tu y es, ajouta Pedro en lançant un regard circulaire dans la pièce où ils se trouvaient. Autant en profiter !
- Tu as sûrement raison mais je ne peux pas m'empêcher de penser que nous on fait la fête alors que d'autres son en plein deuil.
- Malheureusement c'est la vie, dit Pedro.
- Malheureusement comme tu dis, ajouta Ingrid avant de se diriger vers le bar.
Ingrid s'en voulait : elle avait l'impression de faillir à son rôle de meilleure amie ... Elle savait qu'elle pouvait passer des coups de téléphone à ceux qu'elle aimait et qui se sentaient mal en ce moment, mais rien ne remplacerai sa présence auprès d'eux si elle le pouvait ...
Elle avait envie de prendre le prochain avion pour Madrid ... Mais ce maudit tournage l'en empêchait et elle le regrettait.
Pedro qui voyait qu'elle ne tiendrai plus longtemps loin des siens les sachant dans un moment difficile ne pu que faire quelque chose pour elle ...
- Tu n'as qu'à demander deux ou trois jours au producteur de ton film, dit Pedro. Je suis sûr que si tu lui en explique la raison il te les accordera !
- Tu as sans doute raison mais je ne sais pas si j'ai le droit d'imposer à ceux qui travaille avec moi cette soudaine envie de retour au pays, répondit la jeune fille.
- Ils tourneront les scènes dans lesquelles tu n'apparais pas pendant ton absence ... Ne t'en fait pas pour ça !
- Tu crois ?
- J'en suis sûr ... Et d'ailleurs, je crois que je vais faire la même chose avec mon producteur ! Ca va nous faire du bien à tous de se retrouver, ajouta Pedro avant de sortir son portable de sa poche.
Les deux jeunes stars hollywoodiennes passèrent un coup de téléphone à leur producteur respectif et leur expliquèrent les raisons qu'ils avaient de demander quelques jours de congés. Comme Pedro s'y attendait, tous deux acceptèrent et les deux amis, à peine eurent-ils raccrochés, s'engouffrèrent dans un taxi en direction de l'aéroport ...

Chez Lola et Nacho, c'était la paranoïa qui prenait le dessus : en effet, la jeune fille était à fleur de peau et les moindres remarques de son compagnon passaient à ses yeux pour des raisons qui annonçaient une rupture proche.
- Calme-toi Lola, dit Nacho un peu à bout de nerfs.
- Je suis désolée, répondit Lola en baissant la tête. Je suis invivable !
- Ne dit pas des choses pareilles ! C'est normal que tu sois dans cet état en ce moment et je le comprends : j'ai aucune envie de t'abandonner et surtout pas au moment où tu as le plus besoin de moi.
- Avec Ingrid qui est à Hollywood et Silvia qui a déménagé, j'ai plus personne à qui me confier directement ! ajouta la belle brune qui fondait en larmes.
- Je suis là moi, dit Nacho en s'approchant d'elle pour la prendre dans ses bras. Je sais, ce n'est pas pareil : mais c'est déjà mieux que rien.
- T'es gentil, répondit Lola en souriant discrètement.
- Je t'aime, lui annonça-t-il en l'embrassant.
- Moi aussi, dit-elle en se serrant contre lui.
La jeune fille s'abandonna dans les bras de Nacho, heureuse que son compagnon soit aussi une oreille attentive ... Ils se regardèrent tendrement quelques instants avant de se mettre devant la télé pour écouter les informations.


___________________________________________________________________
____llll____llll____llll____llll____llll____llll____llll____llll____llll____llll____llll____
www.decosblog.com--www.decosblog.com-www.decosblog.com-www.decosblog.comwww.decosblog.com
____________________________
llllllllllllllllllllll++++++++++++lllll____+++++++++++_____________________________
llllllllllllllllllllll++++++++++++lllll___+++++++++++______________________________
lllllllllllllllllllllllllllllllll__+++++++++++++++++_+++_______________________________
lllllllllllllllllllllllllllllllll_+++++++++++++++++_+++________________________________
llllllllllllllllllllll+++++++++++++++++_+++_________________________________
llllllllllllllllllllll++++++++++++++++++++__________________________________
www.decosblog.com--www.decosblog.com-www.decosblog.com-www.decosblog.comwww.decosblog.com

# Posté le mercredi 28 juin 2006 11:26

« Article précédent : Chapitre 1 : Adieux (Partie I)

Article suivant : Chapitre 1 : Adieux (Partie III) »