Récompenses


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Bonnes Fêtes ...

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Comme vous le savez tous, les fêtes de fin d'années approchent ... A l'occasion de Noël, les gens s'offrent des cadeaux et moi, j'ai cidé d'apporter un petit quelque chose en plus à mes trois plus grands posteurs de coms' ... Parce que vous le méritez ;) J'en aurai bien fait pour tout le monde, mais le temps me manque malheureusement ... Mais il ne tient qu'à vous de laisser des commentaires pour peut-être avoir une surprise lors des prochaines fêtes (pâques, ...)

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Alors en première du classement, c'est la miss Solène, de fic-undostres09 qui me laisse énormément de commentaires. Merci beaucoup sache que ça fait vraiment du baume au coeur de voir que les gens sont satisfait de ton travail ;)
Récompense d'Or

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En deuxième position, c'est pasofanfic qui elle aussi me soutient énormément dans ce que je fais. Je te remercier ;)
Récompense d'Argent

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Enfin, en troisième position, c'est lasaison7 qui me laisse un commentaire à chaque nouveau post ;) Sincèrement, merci beaucoup ...
Récompense de Bronze


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# Posté le dimanche 17 décembre 2006 15:17

Chapitre 8 : Sur les traces du passé (Partie V)

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Chapitre 8 : Sur les traces du passé (Partie V)

Silvia passa le seuil de la propriété, des frissons lui parcourant le corps ... Elle déposa lentement la clef qui lui avait ouvert la porte dans la poche de sa veste et s'avança discrètement dans cette immensité ! Cet endroit ne figurait pas sur la liste de ce que lui avait cédé son père à sa mort et Silvia craignait de s'aventurer dans une propriété qui n'était pas la sienne ... Cependant, elle était persuadée de se trouver au bon endroit : cette clef ne lui avait pas été envoyée par hasard !
En s'approchant toujours plus, Silvia distingua, de loin, une silhouette assise dans l'herbe, une couverture sur les épaules ainsi qu'un livre à la main ... Elle était bien trop loin pour pouvoir ne serait-ce que lui donner un âge mais la seule chose dont elle était sûre c'est qu'il s'agissait d'une femme ...
Silvia continua à s'avancer ... Les quelques bruits des gravillons lui roulant sous les pieds tira l'étrange créature de sa lecture lorsqu'elle s'approcha.
Automatiquement, la femme leva les yeux et posa son regard dans celui de l'individu posté devant elle ...
Silvia découvrit alors le visage d'une dame aux traits tirés et aux rides discrètement camouflées : elle avait sûrement la quarantaine passée ...
Les deux femmes se regardèrent pendant de longues minutes qui parurent, à l'une comme à l'autre, interminables ... Silvia avait bien une idée sur l'identité de cette personne qui lui faisait face, elle lui ressemblait étrangement : les mêmes cheveux longs et bruns, les mêmes yeux légèrement tirés et bruns eux aussi, et surtout la même expression sur le visage, celle d'un manque ... Cependant, elle ne parvenait à y croire ... Sa mère était morte depuis longtemps : il ne pouvait s'agir d'autre chose que d'un mirage !
La femme se décida au bout d'un certain temps à briser le silence qui s'était installé et qui devenait pesant : elle posa près d'elle son vieux grimoire et se leva pour s'approcher de Silvia et lui caresser doucement les pointes de ses cheveux ...
- Chérie, dit-elle les larmes aux yeux.
Ce n'était donc pas une illusion ... La femme qui lui faisait face était sa mère, celle qu'elle avait toujours imaginé enterré six pieds sous terre ...
- Maman ! gloussa Silvia, étouffant un semblant cri de détresse.
Les deux femmes se prirent dans les bras l'une de l'autre ... Peut importait la raison de son absence durant des années aux yeux de Silvia, ce qui comptait, c'était le moment présent : une mère et sa fille enlacées et unies ...

- Tu veux boire quelque chose ? demanda Maria en faisant entrer sa fille dans la maison.
- Quelque chose de chaud, si tu as, répondit Silvia en se dirigeant vers la pièce que lui indiquait sa mère.
- Va t'asseoir, je te rejoins ...

Quelques instants plus tard, Maria arriva au salon, un plateau en argent entre les mains, sur lequel était disposé deux tasses et une sucrière en porcelaine fine, peintes à la main. Elle le déposa sur la table basse et offrit une tasse à fille, un large sourire aux lèvres ...
- Je te croyais ..., commença Silvia.
Celle-ci ne pu en dire d'avantage.
- Morte ?
Silvia hocha la tête ... Elle voulait tellement connaître la vérité sur son absence pendant tant d'années, mais elle ne connaissait que très peu cette femme qui l'avait accompagné seulement durant les sept premières années de sa vie, et elle ne savait comment agir avec elle.
- Pourquoi ? se risqua la jeune femme, décidée à tout savoir.
Le visage de Maria se renferma ... Elle avait toujours su qu'un jour viendrai, qu'elle retrouverai sa fille et qu'elle lui devrait des explications ... Ce jour était enfin arrivé et elle allait devoir tout lui dire.
- C'était il y a si longtemps, soupira Maria.
Silvia resta muette, préférant garder son silence pour inciter sa mère à continuer ...
- J'étais jeune, très jeune, tout juste 25 ans quand c'est arrivé !
Les sourcils de la jeune femme se resserrèrent : que s'était-il exactement passé ? quel était cet événement qui avait séparé une mère de sa fille ?
- J'étais institutrice dans une école primaire, tu te souviens ? demanda Maria pour s'assurer que sa fille là suivait ...
- Oui.
Maria porta sa tasse de thé à ses lèvres, bu une petite gorgée, puis la reposa aussi sec sur ses genoux avant de reprendre.
- Un jour, le 21 décembre 1982, précisa-t-elle, j'ai laissé ma classe seule, sans surveillance, pour accompagner un élève qui s'était écorché la main se soigner ...
Maria s'arrêta ... Elle ferma les yeux, se replongeant alors des années en arrière et revivant alors l'un des plus terribles instants de sa vie.
- Un coussin avait bêtement été posé sur l'un des radiateurs et un feu s'est rapidement déclaré ... Le temps que quelqu'un s'en aperçoive, il était trop tard ! Les trois quarts de ma classe avaient déjà périt sous les flammes ...
Silvia se rendait compte de l'ampleur de ce que lui racontait sa mère mais tournant dans sa tête tous les éléments qu'elle possédait, elle n'arrivait toujours pas à faire la liaison avec la disparition de sa mère dans sa vie ...
- Dans le quartier tout le monde se connaissait, tout le monde connaissait les enfants de cette classe ! Bien sûr, on m'a fait endosser la responsabilité de ce qui c'était passé et ton père ...
Silvia regarda sa mère ... les yeux grands ouverts, son père ?
- Qu'est-ce qu'il a à voir là-dedans ? demanda-t-elle.
- Il s'est rangé du côté de ces gens qui me croyaient responsable de ce qui était arrivé ... Mais j'étais persuadée que ce coussin n'était pas sur le radiateur quand j'ai quitté la salle ... Ma seule erreur a été d'avoir laissé ma classe seule ! Mais comment aurais-je pu deviner ? se questionna Maria à elle même.
La jeune femme ne pouvait s'empêcher de penser à ses enfants qui avaient disparu, à leurs parents qu'ils avaient laissé ... Sa mère était peut-être innocente, mais elle voyait bien qu'elle se sentait coupable !
Silvia continua à rester silencieuse ...
- Ton père a alors pris ses affaires et les tiennes et il est parti rejoindre sa s½ur à Madrid. On m'avait confié une classe d'une trentaine d'élèves et je n'avais pas su les protéger ... Il avait peur pour toi et pour sa carrière qui commençait tout juste.
- Tu n'as jamais essayé de me récupérer ? demanda Silvia abasourdie.
- Bien sûr que si, soupira sa mère. Mais ton père m'a toujours refusé de te voir et si j'avais demandé à la justice de régler cette histoire, je n'aurai eu aucune chance face à lui : il aurait eu cet argument de poids pour m'empêcher d'avoir ta garde.
- Papa croyait sans doute bien faire, s'efforça de penser Silvia.
- Oui ! Et je crois que j'aurais agit de la même façon à sa place ...
Silvia porta sa main à sa poche et en sortit la clef du portail.
- Pourquoi ? demanda-t-elle simplement.
- Avant de partir avec toi, nous avons eu une grande discussion tous les deux, mais ça ne l'a pas empêché de me quitter. Je lui ai tout de même laisser la clef de la maison au cas où il reviendrai ...
Maria bu à nouveau une gorgée de thé
- Depuis que je l'ai vu passer le portail, j'attends désespérément qu'il revienne, reprit-elle.
- Il est mort, annonça Silvia en baissant la tête.
- Je le sais, soupira Maria. Qui sur cette terre aurait pu ignorer la mort du grand Jauregui ? Et d'ailleurs, depuis ce jour-là, j'attends toujours, mais une autre personne ... Que j'ai aujourd'hui en face de moi.
- Mais pourquoi est-ce qu'il m'a envoyé cette clef et comment ?
- Je n'en sais pas plus à ce sujet ... Il faudrait demandé à ta tante.
Les deux femmes restèrent dans le silence plusieurs minutes avant de se rapprocher l'une de l'autre et de s'enlacer à nouveau.
Sa mère était peut-être responsable de la mort de plusieurs enfants, cela lui était égal, elle avait perdu un père, elle avait coupé les ponts avec sa tante, mais aujourd'hui elle avait la possibilité de renouer avec sa mère : cette chance elle ne la laisserai pas passer ...

Alors que le soleil commençait à se coucher sur la ville de New York, Silvia et sa mère discutaient encore, assises, à même le sol, sur le tapis du salon près de la cheminée chauffant aisément la pièce.
- Je regrettes tellement d'avoir manqué les plus belles années de ta vie, soupira Maria.
- Au contraire, sourit Silvia, je crois que les plus belles sont à venir.
Maria trouvait sa fille belle et élégante. Elle était plus que fière d'avoir mis au monde une si belle créature ... Rien aurait pu enlever à ce moment précis le bonheur qu'elle ressentait à l'idée d'avoir à nouveau la possibilité de renouer avec son enfant, de le chérir et de prendre soin de la chair de sa chair.
- Tu dois être fatiguée, remarqua Maria. Ta chambre a toujours été prête pour ton retour depuis plus de quinze ans ...
Silvia ne pu s'empêcher de sourire : sa mère n'avait jamais été la pendant toute son adolescence et son début de vie de jeune femme, mais elle était sans doute la personne qui s'était le plus préoccupée d'elle pendant toutes ses années.
- Je vais allée me coucher alors, ajouta Silvia en se relevant.
Elle s'apprêtait à rejoindre sa chambre mais elle se retourna pour aller embrasser sa mère.
- J'aimerai tellement rester avec toi, mais je dois partir demain soir malheureusement, annonça Silvia.
- Déjà ?
- Je reprends les cours lundi, soupira la jeune femme.
- Ne t'en fait pas ma chérie, dit Maria en embrassant sa fille dans le creux de sa joue. Je te promets qu'on ne laissera ni le temps, ni la distance nous séparer à nouveau ...
Silvia sourit à sa remarque et s'en alla alors à sa chambre ...
- Bonne nuit, maman, lança-t-elle joyeusement.

Quelques minutes plus tard à peine, Silvia dormait paisiblement dans son ancien lit au doux matelas ... La journée avait été éprouvante et maintenant, elle avait enfin la possibilité de se poser un peu et de fermer les yeux ...

Une petite fille marchait seule dans une rue bondée de monde ... Alors qu'elle approche du quartier le plus calme de la ville, la petite brunette aux yeux marrons, à peine plus haute que trois pommes se dirige vers un grand portail blanc à côté duquel elle peut lire en lettre capitale « Tierra De Espana » ... Le portail s'ouvre de lui même, et la petite fille entre ... Une dame plus âgée lui tend la main de l'autre côté, la fillette s'approche mais ne parvint jamais à l'attraper. Elle se met à pleurer à crier tout en continuant de marcher vers cette si proche mais inaccessible ... Elle s'épuise, s'essouffle, et tombe sur ses genoux. La dame se dirige alors vers la fillette, elle lui tend la main pour l'aider à se relever et la prend dans ses bras pour la serrer le plus fort possible ...

La mère et la fille s'étaient, après tant d'années, enfin retrouvées ... Silvia avait trouvé en quelque sorte, un nouveau souffle de vie, la vie qui l'avait malmenée pendant plusieurs années lui offrait enfin la possibilité de vivre paisible et heureuse : elle ne laisserai pas cette chance lui échapper ...

- Tu es sûre de ne pas vouloir venir avec moi à Madrid ? demanda Silvia à sa mère en suppliant presque.
- C'est promis, je viendrai te voir, mais même si j'attendais ta visite depuis des années, je n'avais pas prévu une valise toute prête pour te suivre dès que je t'aurai retrouvé !
On annonça alors l'embarquement pour le vol à destination de Madrid.
- Je dois y aller, soupira-t-elle.
Maria pris sa fille dans ses bras et la couvrit de baisers.
- Je t'aime, ma chérie, avoua-t-elle enfin.
- Moi aussi, maman, reprit Silvia émue aux larmes en serrant sa mère du plus fort qu'elle le pouvait.
Les deux femmes restèrent quelques secondes à peine dans les bras l'une de l'autre se jurant de renouveler l'expérience très bientôt ...
- Tu m'appelles quand tu rentres ? lança Maria en lâchant sa fille pour la laisser partir.
- C'est promis, assura Silvia.
La jeune femme déposa un dernier baiser sur la joue de sa mère et s'en alla vers la porte d'embarquement pour prendre le vol qui l'a ramènerait à la réalité ... Mais finalement, elle avait retrouvé sa mère, et c'était ça la réalité !




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# Posté le jeudi 21 décembre 2006 01:23

Modifié le vendredi 22 décembre 2006 11:08

Chapitre 9 : Dérapages (Partie I)

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Chapitre 9 : Dérapages (Partie I)

A Los Angeles, Pedro se préparait pour une soirée mondaine où il y aurait encore tout le gratin du cinéma hollywoodien. Le rythme de vie qu'il menait était plus qu'éprouvant : la fatigue se faisait de plus en plus sentir. Il se promit de prendre quelques congés à la fin du tournage pour retrouver Lola à Madrid et surtout se reposer avant de retourner sur un plateau de tournage.
Son téléphone sonna lorsqu'il enfila la veste de son costard. Il prit son portable posé sur la table de nuit, aperçu que l'appel venait de Lola et décrocha.
- Salut mon c½ur, lança-t-il heureux d'entendre à nouveau la voix de Lola. Comment tu vas ?
- Bien.
- Ce n'était pas à moi de t'appeler aujourd'hui ?
- Si mais tu me manquais tellement : je devais t'appeler.
- Quelque chose ne vas pas ? demanda-t-il inquiet.
- Tout va bien c'est juste que je voulais entendre le son de ta voix, soupira la jeune femme. Je voudrais tellement t'avoir à côté de moi.
- Moi aussi Lola mais je suis très occupé ! Mais je te promets que je viendrai passer du temps avec toi lorsque le tournage sera fini.
- Promis ?
- C'est juré ! Il reste encore quelques scène à tourner ... On devrait avoir fini d'ici un petit mois.
- J'ai hâte !
- Moi aussi, renchérit Pedro. Je dois te laisser mon c½ur je sors ce soir et je ne suis pas en avance.
- Avec qui ? demanda Lola suspicieuse.
- C'est une sorte de réunion de travail dans un grand resto ...
- Avec le tout Hollywood ?
- C'est ça ! Tu as tout compris, répondit Pedro en rigolant.
Lola ne répondit pas : elle n'avait pas envie rire.
- Je t'aime ma puce.
- Moi aussi, ajouta Lola qui retrouva finalement le sourire. A bientôt.
La jeune femme raccrocha ...
Pedro déposa son portable dans sa poche, se dirigea devant la glace, s'observa quelques instants, remit le col de sa veste correctement puis s'en alla ...

Lola, quant à elle, rejoignit Ingrid dans le salon.
- Tu l'as eu ? demanda la belle rousse.
- Oui, mais il sortait.
Ingrid sentit que son amie n'allait pas bien ...
- Ca ne vas pas ?
- Je ne sais pas, soupira Lola.
Ingrid tendit ses bras à son amie pour qu'elle vienne s'y réfugier et la sera fort contre elle.
- Qu'est-ce que tu ne sais pas ? la questionna-t-elle.
- Si Pedro et moi ça va marcher ... Lui à Los Angeles, moi à Madrid ...
- Ne raconte pas de bêtises ! Pedro et toi, vous êtes fait pour être ensemble.
- Je l'aime, il m'aime ... On s'aime ... Mais je ne sais pas si je supporterai d'être toujours aussi loin de lui !
- Tu pourrais aller le rejoindre là-bas.
- Je le fais déjà je te signale, s'énerva Lola.
- Non ce que je veux dire c'est que tu pourrais aller t'installer avec lui à Los Angeles, insista la jolie rousse.
- Il ne me l'a pas proposé, répondit plus calmement Lola en baissant la tête.
- Je suis sûre qu'il serait très heureux de t'avoir tout le temps à côté de lui, la rassura Ingrid.
- Tu parles, râla Lola. Je ne le verrai pas plus souvent !
- En tout cas, ce n'est pas avec moi que tu devrais avoir cette conversation, c'est avec Pedro.
- Tu as raison, soupira la jeune femme ...

Dans le centre ville de Madrid, Silvia se gara non loin du Conservatoire. Après quelques minutes à avoir chercher une place où se garer, elle l'avait enfin trouvée !
Elle prit ses affaires dans son coffre, ferma sa voiture puis pénétra dans le bâtiment ... Elle n'était pas en avance : elle n'avait que dix minutes pour se préparer ...
Elle se hâta jusqu'au vestiaire et se changea aussi vite que possible. Alors qu'elle s'apprêtait à faire son chignon, Samuel entra dans la pièce.
- Salut ! lui dit-il.
- Salut, répondit rapidement Silvia en enfilant dans ses cheveux quelques pinces.
- Tu as passé un week-end ?
- Oui !
- Qu'est-ce que tu es allée faire à New York ?
Silvia jeta un coup d'½il à sa montre : elle n'avait pas le temps de tout lui raconté ...
- J'ai pas le temps de te raconter, on a cours ! Mais c'est promis, on mange ensemble et je te raconte tout, ajouta Silvia en allant faire la bise à son ami.
- Ca me va, lança Samuel avant de sortir du vestiaire avec sa camarade pour rejoindre la salle Ivanov Karaskoïa.

A Los Angeles, Pedro arrivait à sa soirée : il annonça son nom à l'homme chargé de la sécurité puis pénétra dans le hall du restaurant transformé pour l'occasion en salle de réception.
- Pedro ! s'enjoua Edouard, le producteur du film.
C'était un homme qui avait sûrement atteint la cinquantaine, avec des cheveux grisonnants, de légers plis sur le visage et quelques kilos en trop.
- Edouard, répondit Pedro sur le même air jovial.
- Je t'attendais plutôt ! remarqua-t-il.
- Oui je sais, mais j'ai reçu un coup de fil et j'ai pris un peu de retard ...
- C'est pas bien grave, sourit Edouard. Viens que je te présente à quelqu'un ...
Pedro suivit son producteur sans rien dire, c'était à chaque fois le même scénario : une rencontre avec un autre producteur, ou bien avec des investisseurs ayant financés une parti du film, ... Enfin jamais rien de très intéressant. Cependant, le jeune homme s'efforça de sourire malgré l'agacement et la fatigue.
- Pedro, je te présente ma fille Léonor, lança Edouard.
- Enchantée, répondit timidement la jeune femme à l'attention de Pedro.
La jeune homme resta immobile : il n'en croyait pas ses yeux ... Celle qui était devant lui n'était autre que la fille de son producteur, mais elle était aussi celle qui lui avait trotté dans la tête pendant des semaines entières ! Il en était venu à croire que la fille qu'il avait cru apercevoir n'existait pas, excepté dans ses rêves les plus fous mais s'en était rien ... Cette jeune femme existait et se trouvait bel et bien en face de lui ! Alors que celle-ci obscurcissait de moins en moins son esprit, cette rencontre allait la faire revenir en force ...
Pedro essaya de dissimuler le bouleversement qui s'opérait à l'instant même ... Tout se chamboulait dans sa tête : c'était une vrai pagaille !
- Moi aussi, fit-il alors en souriant.
- Mon père m'a beaucoup parlé de vous, assura Léonor.
- Tu peux le tutoyer, tu sais ! dit Edouard. Je vous laisse je viens de voir Mr Carlson arriver.
Pedro acquiesça à son producteur puis continua la conversation qui s'était engagée avec la séduisante demoiselle aux cheveux lisses et bruns qui le subjuguait ...
- Oui, tu peux me tutoyer ! dit-il en usant de son sourire charmeur.
Léonor lui répondit également par un sourire. Ce n'était pas la première fois pour elle qu'elle rencontrait des « stars » du cinéma et elle avait déjà fait la connaissance avec de bien plus grandes figures emblématiques du septième art, cependant, ce que l'individu qui lui faisait face dégageait la déconcertait.
- Il me semble t'avoir déjà vu à une soirée comme celle-ci, se risqua Pedro.
- Oui, de temps en temps j'accompagne mon père à ce genre de soirées. Il dit que ça peut être intéressant pour moi.
- Tu veux faire du cinéma ?
- Disons que c'est plutôt mon père qui voudrait me voir en faire !
- Je comprends ...
- Ton père t'a forcé à faire du cinéma ?
- C'était plutôt le contraire à vrai dire ! Il n'a jamais vraiment réussit à digérer le fait que je vive grâce à la danse, à la comédie et au chant ... Tu sais, il est pêcheur et il met sa vie en danger à chaque fois qu'il sort en mer et tout ça pour un salaire de misère ... Alors que moi je me fait dorloter et chouchouter tout en exerçant ma passion et en plus je gagne des sommes astronomiques !
- C'est vrai que ce n'est pas normal mais malheureusement c'est comme ça !
Pedro ne voulait que la jeune femme ne s'appitoie sur le sort de sa famille, il préféra changer de sujet ...
- Tu veux boire quelque chose ?
- Oui, je veux bien, répondit la jeune femme en souriant
- On va aller voir ce qu'ils ont au bar ...
Pedro emmena alors sa nouvelle amie se rafraîchir avec une coupe de champagne tout en continuant à bavarder ... Ils avaient encore beaucoup à se dire avant de se connaître, mais Pedro avait l'impression de lire dans chacune des pensées de la jeune femme. De ce fait, il avait déjà le sentiment de tromper Lola ne serait que par le désir qu'il éprouvait en regardant la fille de son producteur ...

- Deux sandwichs aux crudités, demanda Silvia à un marchant ambulant
- Les voilà ! répondit l'homme en lui donnant ces sandwichs.
Silvia paya puis en offrit un à Samuel avant d'aller s'asseoir sur un banc pour déjeuner.
- Alors racontes-moi ! insista son ami qui voyait que Sam qui voyait que son amie était transformée depuis ce voyage mystère à New York.
- En fait le matin de mon anniversaire j'ai reçu un paquet, il était de mon père.
- Il n'est pas mort ?
- Je ne sais pas encore comment j'ai pu avoir ce paquet mais en tout cas, il contenait une clé et pas n'importe laquelle ! s'amusa-t-elle à insister pour faire durer le suspens.
Samuel fronça les sourcils : son amie aurait-elle perdue la raison ?
- C'était la clé de la maison où j'ai grandit à New York ...
- Alors tu y es allée ?
- Laisse moi parler ! rigola la jeune femme admirative de l'impatiente de Samuel. Oui, j'y suis allée et j'y ai retrouvé ma mère !
Pour Samuel, il était maintenant clair que Silvia était devenue folle ! Elle lui avait toujours dit que son père et sa mère étaient morts et voilà que maintenant l'un envoyait des cadeaux mystères et l'autre refaisait son apparition ! Il la laissa cependant continuer ... Peut-être qu'avec d'autres explications, tout s'éclairerait ... Silvia lui raconta alors son histoire, ou plutôt celle de sa mère ...
- Ton père t'a donc empêché de la voir ?
- Oui, mais c'était pour mon bien ! Enfin c'est ce qu'il croyait.
- Et aujourd'hui tu en es où avec cette femme ? demanda Samuel.
- Tu sais, j'ai perdu mon père et je ne parle plus à ma tante, elle est ma seule famille maintenant.
Le jeune homme aperçu quelques étincelles dans le regard de son amie. Il était certain que Silvia était encore saine d'esprit et il avait plaisir à trouver un sourire radieux sur ses lèvres lorsqu'elle parlait de cette femme ...
Lorsqu'il l'avait connu, Silvia lui avait donné l'impression d'être une femme chagrinée et blessée par la vie mais il semblait aujourd'hui que cette attitude soit révolue ...


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# Posté le dimanche 24 décembre 2006 08:44

Modifié le mardi 26 décembre 2006 06:20

Chapitre 9 : Dérapages (Partie II)

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Chapitre 9 : Dérapages (Partie II)

- Mme Torrens, s'annonça l'avocate en passant un ocup de fil à son client.
- Oui bonjour ! répondit Roberto qui attendait avec hate ce qu'allait lui dire celle qu'il payait pour qu'elle lui obtienne la garde de son fils.
- Le jugement sera prononcé vendredi ! Vous et la mère de Sergio devrez être présent ... Je suppose qu'elle en a été avertie par son avocat.
- Oui je pense, dit-il tendu.
- Ne vous en fait pas, tout le dossier a été transmis au juge et avec ce qu'il y figure, vous devriez au moins avoir un droit de garde lors des vacances scolaires.
- Je l'espère, soupira le jeune homme.
- N'oubliez pas ! Vous devez être au Palais vendredi à 10h30.
- J'y serai ! Merci d'avoir appelé, ajouta Roberto avant de raccrocher.
Un sourire se lisait sur les lèvres du garçon : quoiqu'il arrive, il verrait son fils vendredi et à cette idée même son coeur s'emballait ... Il était comme un fou : il avait le sentiment d'avoir récupérer sa seule raison de vivre et la seule chose qui lui importait pour le moment c'était de trouver de quoi faire plaisir à ce petit homme qu'il n'allait pas tarder à retrouver.
- Allô, Lola ?
- Oui !
- C'est Roberto !
- Tu vas bien ? demanda la jeune femme.
- Très bien !
Lola sourit face à l'enthousiasme qu'elle pouvait lire dans le son de la voix de son ami.
- Tu te souviens, un jour je t'avais promis que je te montrerai le bureau où je travaille !
- Oui, mais tu ne l'as jamais fait, ironisa la brunette.
Roberto se mit à rire.
- Je te propose de venir me rejoindre au bureau, je te ferai visiter et après j'aurai besoin de toi ...
- C'était trop beau pour que ça n'aille que dans un sens ! ricana-t-elle.
- Je voudrais trouver un cadeau pour Sergio, je devrais le voir vendredi normalement. Et comme tu as un petit frère, je me suis dit que ...
- Tu as eu raison de te dire ça. Avec Georges je peux rester dans le "coup" !
- Je te remercie.
- C'est moi, répondit Lola avant de raccrocher. Je te retrouve dans une petite heure.
- A tout l'heure ...
Roberto raccrocha à son tour puis s'affaira : s'il voulait pouvoir faire les magasins, il allait d'abord falloir lui terminer les dossiers qu'il avait sur les bras ...

A Los Angeles, la fête battait son plein ... Pedro discutait toujours avec Léonor et n'arrêtait pas de l'observer et scrutait chacune de ses formes à chaque mouvement qu'elle faisait ... Cette fille l'ennivrait ... S'il n'avait pas été, depuis le début de la soirée, obsédé par ce que ses actes engendreraient de blessant envers Lola, il serait sans doute depuis bien longtemps déjà dans les draps de soie de son luxueux hôtel, mais sûrement pas seul ...
- Tu as l'air de t'ennuyer, fit remarquer Pedro à la jeune femme.
- Non ! Je suis très bien avec toi, seulement c'est ce qui nous entoure qui ne me mets pas à l'aise.
Pedro lui sourit pour la réconforter et lui montrer qu'en terre hostile, elle c'était tout de même trouvée un allié ...
- Tu crois que ton père m'en voudrais si je t'enlevais ce soir pour te proposer une balade nocture ?
- Non, au contraire, je pense que ça lui plairait assez de te savoir avec moi, lui répondit-elle en souriant.
- Alors on y va ?
La jeune femme sourit et suivit Pedro hors du bâtiment ...
Les deux jeunes gens se laissèrent alors porter au rythme de la nuit, déjà tombée depuis belle lurette, et vagabondèrent le long des rues illuminées de Beverly Hills ...
Après quelques minutes de marche, ils s'assirent sur un banc.
- Je ne pensais pas passer une aussi bonne soirée lorsqu'on père m'a forcé à y venir ...
- Comme quoi, on peut se tromper ...
Un léger silence s'installa ... Léonor regardait intensément son ami d'un soir ... Elle le savait animé d'un aussi profond désir que celui qu'elle éprouvait mais ignorait la raison d'une telle retenue ... Elle voulue le questionner mais elle s'imaginait déjà glisser sur une pente dangereuse ... Elle réfléchit alors quelques instants se demandant où non si s'était à elle de faire le premier pas mais avant même qu'elle n'eût le temps de voir quelque chose arriver, ses lèvres étaient déjà collées contre celles de Pedro ...
- Excuse-moi, dit Pedro en s'écartant légèrement.
- Ce n'est pas grave, bafouilla la jeune fille.
Pedro s'en voulait ... Il s'imaginait déjà face à Lola à devoir tout lui expliquer en tentant de se faire pardonner ... Il s'en voulait de trahir Lola cependant, ce qu'il éprouvait passait bien au-delà de tout ça ! La jeune femme qu'il avait en face de lui avait été pendant si longtemps l'objet de ses désirs qu'il n'avait qu'une envie désormais, c'était de goûter à ce fruit défendu que sa conscience lui refusait ...
Léonor de son côté avait été plus que surprise par ce baiser ... Elle avait senti ses jambes faiblir mais c'était un faiblissement qui en disait long sur les sensations qui lui avaient alors parcouru le corps ... Pedro avait fait le premier pas, elle en était consciente : il ne lui restait plus qu'à franchir le second et elle se doutait que jamais ce soir elle ne rentrerait chez elle ...

- Tiens, regarde ça ! Ca va lui plaire ! s'enjoua Roberto en montrant un immense nounours en peluche.
Lola se mit à rire ...
- Tu crois pas qu'il a passé l'âge !
- Il a seulement 4 ans ...
- Oui mais c'est déjà grand ! rigola la jeune femme.
Lola emmena alors Roberto quelques rayons plus loin ...
- Il préfèrera sûrement ça, annonça-t-elle en tirant du rayon une voiture télécommandée.
- Tu crois ?
- J'en suis sûr ! Ca ferai plaisir à n'importe quel garçon de n'importe quel âge, dit-elle en faisant un clin d'oeil à son ami.
- C'est vrai, sourit le jeune homme. Tu as raison !
- Allez on y va ! Il faut encore qu'on aille faire des courses pour ce soir !
- Pour ce soir ?
- T'as pas oublié quand même ? demanda Lola les sourcils froncés
Roberto se mit alors à rougir se rappelant que le soir même les quatre amis avaient prévu une soirée ...
- Je suis désolé, ça m'était complètement sortit de la tête.
- Je te pardonne si tu m'accompagnes chercher le gâteau chez le pâtissier ! dit-elle en souriant.
- Je te suis ! soupira Roberto d'une manière ironique.
Ils se dirigèrent ainsi vers les caisses pour payer l'auto achetée pour Sergio puis s'arrêtèrent faire un paquet cadeau à la sortie du magasin avant d'aller à la pâtisserie ...

Après une dure journée de cours, Silvia sortit de la salle une serviette sur les épaules pour rejoindre son vestiaire ... Samuel lui courut après ...
- Silvia !
La jeune femme se retourna.
- Oui ?
- Ca te dit un petit tour dans Madrid avant de rentrer chez toi ?
- Pas ce soir , je suis épuisée ...
- Allez ! Vient avec moi ... J'ai une petite course à faire dans le centre ville et après je t'offre un café.
Son ami affichait un regard de chien battu alors Silvia ne pu résister bien longtemps ...
- Si tu y tiens, sourit-elle pour faire plaisir à son ami.
- Merci ! s'enjoua le jeune homme. Je te raccompagnerai même chez toi ...
- Ca ne sera pas la peine ...
- Si, si, j'insiste
Silvia se mit à rire ...
- D'accord, répondit-elle alors contrainte et forcée en affichant toujours un large sourire.
- On se rejoint dans le hall dans un quart d'heure, ajouta Samuel avant de partir vers son vestiaire pour aller se doucher et se changer ...

Pedro regardait d'un oeil binveillant Léonor qui dormait à ses côtés ... Il lui caressa tendrement les cheveux tout en souriant face à la beauté qui occupait cette nuit-là la moitié de son lit ... Ils avaient finalement franchi le pas, Pedro oubliant Lola, Léonor s'abandonnant entièrement dans les bras de celui qu'elle avait rencontré à peine quelques heures plus tôt ...
La jeune femme se réveilla, sentant les doigts chauds de son amant lui parcourir le long du visage.
- Salut, dit Pedro en lui souriant.
- Salut, répondit Léonor le fixant d'un regard brouillé par des yeux encore endormis ...
- Tu as été formidable, lui dit-il en la serrant contre lui.
- Toi aussi.
Elle l'embrassa amoureusement ...
Léonor se sentait en sécurité dans les bras de cet homme cependant même s'ils avaient beaucoup discuté toute la soirée durant, Léonor était consciente de quasiment tout ignorer de la vie de Pedro ... Seulement, après être passée aux actes, elle avait réfléchit, et c'était peut-être rendue compte que la personne avec qui elle avait partagé un bout de sa nuit n'était peut-être que simplement un acteur usant de sa notoriété pour passer d'agréables moments.
Léonor n'était pas du genre à garder sa langue dans sa poche et fit rapidement part à Pedro de ses doutes le concernant ...
- Ce qui c'est passé avec toi ce soir était tout ce qu'il y a de plus sincère, se justifia-t-il. Mais je dois être honnête avec toi.
Il baissa alors la tête et la jeune femme lui fit les gros yeux.
- J'ai quelqu'un dans ma vie, avouat-il en ignorant le mal qu'il venait de faire à Léonor.
Cette dernière s'empressa de sortir du lit pour se rhabiller.
- Attends, cria Pedro en allant la rejoindre. C'est pas ce que tu crois !
- Et tu peux me dire ce que je crois ? hurla la jeune femme en proie à la colère.
Pedro la retint fermement.
- Lola habite à Madrid et entre nous c'est difficile ...
- Je m'en fou de tes histoires de coeur ! se révolta-t-elle en enfilant son jean.
- Si ça ne va pas entre elle et moi c'est parce que je ne suis pas sincère envers elle depuis le début de notre relation, continua-t-il.
- Je t'ai dit que je n'en avait rien à faire !
- J'ai pas été sincère envers elle parce que je lui ai dit que je l'aimais alors que j'éprouvais des sentiments pour une autre ...
- Y'en a encore une autre en plus ! T'es gonflé, souffla-t-elle de rage.
Léonor se dirigea vers la porte furieuse, mais Pedro plus rapide y parvint avant elle et la retint à nouveau.
- L'autre c'est toi Léonor. Je t'avais aperçue à une soirée et j'avais l'intention de venir de parler, faire connaissance avec toi, lui dit-il tendrement. Mais il y a eu un mouvement de foule, et je t'ai perdue de vue et je t'ai plus jamais retrouvé ... Depuis ce jour je pense à toi sans arrêt et si je suis avec Lola c'est parce que je pensais que c'était le seul moyen d'oublier la seule image que j'avais de toi.
La jeune femme resta immobile, sans rien dire ... Elle pouvait lui accordé le bénéfice du doute mais elle lui en voulait de lui avoir caché sa relation avec une espagnole ... Elle voulait partir ...
Pedro l'embrassa alors, tenant entre ses mains, le visage délicat et fragile de Léonor. A nouveau, cette dernière sentit ses jambes faiblir et ne pu résister bien longtemps aux baisers qui parcouraient sa peau enflammée par le désir qu'elle éprouvait encore à l'idée de son corps contre celui de Pedro.
Il lui ôta sa robe comme il l'avait déjà fait un peu plus tôt dans la nuit et la raccompagna jusqu'à son lit, où ils laissèrent pour la seconde fois de la soirée libre court à leur désir ...


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# Posté le jeudi 28 décembre 2006 11:01

Modifié le jeudi 28 décembre 2006 14:45

Chapitre 9 : Dérapages (Partie III)

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Chapitre 9 : Dérapages (Partie III)

Arrivés dans un salon de thé, Silvia et Samuel s'installèrent à une table et commandèrent deux cafés. Les deux amis discutèrent ...
- Tu sais, j'ai un peu parlé avec Roberto le soir où tu étais à New York, dit le jeune homme. Il m'a l'air d'être un type bien !
- Il l'est, soupira Silvia qui n'avait visiblement pas envie de s'étendre sur ce sujet.
- Je comprends pas comment entre vous ça n'a pas pu coller.
- Je t'ai déjà pourtant tout raconter ... Et puis j'ai pas envie d'en parler, pas maintenant ...
- Pourtant tu devrais ! Il t'aime vraiment tu sais ...
- Tu vas t'y mettre toi aussi ? Si c'est pour me parler de ça que tu m'as invité à boire un verre, je préfère autant m'en aller.
- Non c'est pas pour ça, dit-il en baissant la tête.
Silvia soupira.
- Je suis désolée, s'excusa la jeune femme en posant sa main sur celle de son ami.
Une serveuse apporta les deux cafés.
- Oh fait, tu me donneras le numéro d'Ingrid ? demanda Samuel en faisant un clin d'oeil. Cette fille m'a l'air très sympathique !
Silvia se mit à rire ...
- T'exagères !
- Non mais c'est vrai ... J'ai pas mal discuté avec elle !
- T'as discuté avec un tout le monde à ce que je vois ...
- Oui, lui répondit-il en souriant. Et tu sais quoi ? Tu as vraiment la chance d'avoir des amis comme les tiens ... Ils sont fantastiques !
Il l'embrassa sur le front, et Silvia sourit.
- Si je peux juste me permettre ...
Elle le regarda
- Tu devrais vraiment discuter avec Roberto, oublie ce qui a pu se passer et fonce ...
Silvia fronça les sourcils ...
- Et puis d'après ce que tu m'as raconté, tu n'es plus à une histoire chaotique près ! dit-il en riant.
La jeune femme se mit à rire elle aussi ... Après tout son ami avait peut-être raison ! Son histoire avec Roberto méritait peut-être qu'on lui laisse une chance digne de ce nom ... Car elle lui avait déjà donner plusieurs chances mais jamais elle ne s'était vraiment impliquée pour faire qu'entre deux, tout fonctionne !
- Bon, il se fait tard, je vais rentrer, annonça Silvia en regardant sa montre.
Samuel enfila sa veste et sortit son portefeuille pour régler la note.
- Je te raccompagne !
- C'est bon, je peux rentrer chez moi toute seule ! Ca m'étonnerai que des extraterrestres m'enlèvent sur le chemin du retour, ironisa-t-elle.
- On sait jamais ! pouffa Samuel en déposant un billet sur la table. On y va !

Quelques minutes plus tard, les deux amis arrivèrent devant chez Silvia ...
- Je te raccompagne jusqu'à ta porte ! annonça-t-il.
Silvia lui sourit mais ne répondit rien et sortit de la voiture : s'il en avait envie ... C'était peut-être sa période gentleman ? Qui sait ?
Il la suivit jusque devant sa porte d'entrée et attendit que celle-ci ouvre la porte.
C'est ce que fit la jeune femme et effrayée fut-elle lorsqu'elle entendit un "SURPRISE" général parvenir de l'intérieur de chez elle ...
Silvia alluma alors la lumière et aperçue Lola, Nacho, Ingrid et Roberto déguisés avec de vilains chapeaux et cotillons colorés ... Tous les quatre tenaient entre leurs mains un gâteau avec quelques bougies qui semblait délicieux.
Samuel poussa, à l'intérieur, son amie, qui visiblement n'osait pas rentrer chez elle ...
- Joyeux Anniversaire ! crièrent-ils tous en coeur.
Silvia avait eu très peur et il lui fallut quelques minutes avant de rassembler tous ses esprits !
- Vous êtes dingue ! rigola-t-elle.
- Allez ! Souffle ! dit Ingrid en présentant le gâteau à Silvia ...
Tous se mirent alors à chantonner le traditionnel "Joyeux Anniversaire, Joyeux Anniversaire, Joyeux Anniversaire Silvia, Joyeux Anniversaire !" et applaudirent lorsque Silvia souffla les bougies.
- Fait un voeux ! cria Nacho.
La jeune femme ne croyait pas à ses sornettes, mais la vie lui avait apporté tellement de chose depuis quelques jours qu'elle ne put s'empêcher de provoquer le destin. "Passer un peu de temps avec Roberto" se suprit-elle à penser ... Mais au fond d'elle elle savait bien que ce rêve elle le chérissait depuis bien longtemps ...
- Ca y est ! rigola Silvia.
Chacun à son tour lui firent la bise puis s'attablèrent pour goûter au délicieux gâteau apporté par Lola et Roberto !
Alors que tous ses amis étaient réunis autour d'elle, Silvia s'adressa à eux ...
- Je suis vraiment heureuse de vous avoir auprès de moi ce soir ! Et je comprends maintenant pourquoi Samuel tenait tellement à me raccompagner chez moi ! rigola-t-elle. Je dois dire que je m'y attendais vraiment pas !
Samuel aperçu à nouveau quelques étincelles dans le regard de son amie ... Elle lui semblait vraiment heureuse et s'avouait assez fier de la soirée qu'ils avaient tous organisé dans de brefs délais.

Un peu plus tard dans la soirée, Roberto et Silvia se retrouvèrent seuls dans le salon à discuter, alors que les autres s'adonnaient à une partie de baby-foot dans la pièce voisine.
- Alors ce petit voyage éclair ? demanda-t-il à Silvia. C'était comment ?
- Très bien ! J'y ai retrouvé ma mère ...
Roberto eut alors une réaction indentique à celle de Samuel un peu plus tôt dans la journée.
- Disons que c'est une longue histoire ...
Le jeune femme aperçu dans le regard de son ami le désir d'en savoir plus ... Elle n'avait pas le courage d'encore une fois raconter toute cette histoire mais elle ne voulait pas décevoir Roberto, pas ce soir ...
Elle lui expliqua alors tout dans le détail et se supris même à lui confier certains des sentiments, qu'elle avait éprouvé lors de la rencontre avec sa mère, qu'elle avait oublié de mentionner à Samuel ...
- Ca à l'air de t'avoir boulversée ? remarqua Roberto.
- Oui, mais dans le bon sens du terme, lui sourit la jeune femme. J'avais toujours eu l'impression d'être une fille que sa mère avait refusé d'élever et je crois qu'inconsciemment, ça me pesait sur la conscience. Maintenant que je connais la vérité, je me sens plus légère ...
Elle marqua un temps d'arrêt.
- Plus confiante, reprit-elle avec un sourire irradiant son visage.
Roberto se réjouissait de voir son amie heureuse ... Il l'avait toujours connue solitaire, distante, et froide mais aujourd'hui une toute autre femme semblait lui faire face : une jeune femme épanouïe, souriante et confiante ... Il en était certain : le voyage qui lui avait été donné de faire était certainement l'un des plus beaux cadeaux que la vie n'avait jamais pu faire à Silvia.
- Tu es radieuse en tout cas, lui souffla-t-il tendrement.
Silvia rigola ...
- Je sais !

- Mon avocate pense que je devrais au moins obtenir sa garde pendant les vacances ! confia Roberto qui discutait toujours avec son amie.
- Tu dois être heureux !
- Oui ... Mais je dois dire que j'appréhende un peu ...
- Comment ça ? s'étonna-t-elle.
- Je sais pas, Sergio et moi on n'a jamais passé plus de deux jours ensemble ... Et puis si ça se passe mal et qu'il veut retourner chez Béa ça ne sera pas si simple : le Japon, c'est pas la porte à côté !
- Vous vous êtes toujours bien entendu tout les deux ! le rassura-t-elle en lui passant sa main dans ses cheveux.
- Oui, mais ...
- Ne t'en fais pas, le coupa Silvia. Tout se passera bien : tu es un père attentionné ! Il n'y a pas de raisons que ça se passe mal ... Et puis, tu peux toujours compter sur moi au cas où !
Roberto resta un moment dans le silence ... Il était touché par ce que son amie venait de lui dire : elle avait confiance en lui et elle était même prête à lui offrir son aide.
- Je te remercie.
Tout deux se regardèrent alors intensément, plongeant leur regard dans celui de l'autre, oubliant le reste du monde. Roberto commença dangereusement à se rapprocher et entama de douces caresses sur le visage de sa bien aimée ...
- On y va ! annonça Lola en faisant irruption dans la pièce.
Instinctivement, Silvia se recula légèrement et Roberto lui sourit.
Silvia réalisa alors que son voeux avait finalement été exaucé ... Elle avait pu passer un peu de temps avec Roberto avait-elle pensé, déçu que le moment ne puisse être prolongé ...
- Tu rentres avec nous ? demanda alors Lola.
Roberto mourrait d'envie de rester ...
- Je vais rester, dit-il en regardant autour de lui. Je vais aider Silvia à ranger un peu.

Quelques minutes plus tard, Samuel, Ingrid, Lola et Nacho étaient dehors, soupçonneux sur ce qui pouvait bien se passer à l'intérieur de la maison ... Chacun garda ses réflexions pour lui et regagna sa voiture ...
- Ingrid ? héla Samuel avant de la voir disparaître dans le véhicule que conduisait Nacho.
- Oui !
- Ca te dirait d'aller boire un verre avec moi un de ces jours ? demanda-t-il.
- Bien sûr ! s'enjoua la jolie rousse. Tu as mon numéro !
Cette dernière s'engouffra alors dans la voiture, un large sourire aux lèvres, et finalement heureuse qu'il n'y ai rien entre Silvia et ce charmant individu qui venait de l'inviter ...

Chez Silvia, Roberto rassemblait les assiettes utilisées pour manger le gâteau pour les confier à la maîtresse de maison qui s'occupait de la vaisselle ...
- C'est gentil d'être rester m'aider, remarqua-t-elle.
Le jeune homme lui répondit par un sourire avant de prendre un torchon et essuyer les couverts déjà rincés.
La journée avait été éprouvante pour Silvia entre sa journée de cours et cette petite soirée inattendue. Ces paupières commençaient à devenir lourdes, ses yeux se fermaient sans qu'elle ne le demande et une légère douleur dans la nuque la dérangeait. Silvia sortit un instant ses mains de l'eau pour les passer derrière son cou et soulager son mal.
Roberto remarqua le geste de son amie et laissa, lui, tomber le torchon pour se placer derrière elle, sans rien qu'elle ne lui demande, et lui mettre ses mains là où visiblement elle sentait une gène. Il lui massa alors délicatement les cervicalles ...
Silvia avait été suprise par ce geste qui s'avérait en réalité très bénéfique ... Elle fut troublée de sentir aussi près d'elle le corps de Roberto mais elle ne laissa rien paraître ...
Après avoir jugé son travail suffisant, Roberto laissa ses mains quitter la nuque de Silvia pour rejoindre les hanches de cette dernière et lui déposa quelques chauds baisers dans le cou ...
La jeune femme se sentit alors frissonner ... Elle avait oublié à quel point la façon que Roberto avait de lui manifester son amour lui était familière ...
Silvia se décida alors à oublier son douloureux passé et se retourna pour se retrouver face à son amant ... Elle resta impassible quelques secondes à peine puis lui offrit un langoureux baiser dans lequel elle avait mis tant de fougue, de passion et d'amour ...
Leur tendre moment fut malheureusement interrompu par la sonnerie du téléphone de Roberto, posé sur le plan de travail : Silvia le récupéra, jeta un bref coup d'oeil à l'écran pour y lire "Nouveau Message : Rachel" et le rendit à son propriétaire.
Roberto, gêné, consulta son message puis reposa alors le téléphone avant de reprendre là où ils s'en étaient arrêtés.
Silvia coupa court au baiser ...
- Qui est Rachel ? demanda-t-elle curieusement.
- Ma secrétaire, avoua le jeune homme.
Il ne fallut pas longtemps à Silvia pour réaliser qu'une secrétaire n'envoie pas un message à son employeur à une heure si tardive sauf s'il existe une quelqu'autre relation entre eux qu'une relation de travail ...
- Je crois que tu devrais y aller, dit alors la jeune femme en donnant à Roberto son portable.
Il soupira et s'en alla sans un mot ...
Silvia se remit alors à la vaisselle en regardant par la fenêtre la voiture de celui qu'elle aimait s'en aller ...
De grosses larmes roulèrent le long de ses joues ...


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# Posté le vendredi 29 décembre 2006 10:24

Modifié le vendredi 29 décembre 2006 17:21